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    <title><![CDATA[Cercle E.R.I.S.]]></title>
    <link>http://www.cercle-eris.com/</link>
    <description>Le Cercle ERIS rassemble les étudiants de toutes formations souhaitant exprimer leurs idées autour d’un engagement commun : penser les relations internationales et stratégiques dans leur globalité et leurs particularités, saisir les enjeux, les risques et les opportunités d’un monde mobile et complexe.</description>

        <language>fr</language>
    
    
    <pubDate>Wed, 10 Feb 2010 22:03:39 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Wed, 10 Feb 2010 22:03:39 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>                <category>Actualité</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[L’Arménie au tournant du deuxième millénaire]]></title>
        <link>http://www.cercle-eris.com/article-l-armenie-au-tournant-du-deuxieme-millenaire--41241092.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: center;">
    <b><img alt="http://www.mayrig.com/images/Drapeau%20Armenie%2088%20x%20153%20cm.jpg" class="CtreTexte" src=
    "http://resize.over-blog.com/300x300-c.png?http://www.mayrig.com/images/Drapeau%20Armenie%2088%20x%20153%20cm.jpg">&nbsp;</b>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <b>&nbsp;</b>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <b>&nbsp;</b>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <b>I. Brève géopolitique arménienne</b>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <b>&nbsp;</b>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    1) <span style="text-decoration: underline;">Gorbatchévisme et chute du mur</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Gorbatchev soutient la résolution du Parlement européen adoptée le 18 juin 1987 et conditionnant l’entrée de la Turquie dans la CEE à la reconnaissance du génocide. De plus, Moscou ne réagit pas
    l’article 11 du texte qui «&nbsp;condamne les violations des droits de l’homme commis par l’Union soviétique contre la population arménienne&nbsp;». Durant l’été 1987, plusieurs rassemblements
    d’Arméniens dans l’enclave du Karabakh sont autorisés, ainsi que la tenue d’un meeting à Erevan en faveur de la défense de l’écologie dans la République (crainte d’un nouveau Tchernobyl à cause
    de la construction de la seule centrale nucléaire du Caucase). Après plusieurs rencontres avec des intellectuels et cadres arméniens pro-Gorbatchev, le PCUS laisse entendre que les manifestations
    en faveur du rattachement du Karabakh à l’Arménie peuvent commencer. Ce positionnement déclenche une réaction violente de l’Azerbaïdjan ainsi que développement d’un sentiment de plus en plus
    anti-russe.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Printemps 1988, le comité Karabakh se compose du libéral Levon Ter Petrossian (orientaliste et polyglotte), du nationaliste Vasken Manoukian (mathématicien et fin stratège) et du communiste Achot
    Manoutcharian (directeur d’école et idéologue du mouvement). En juin 1989, ce même comité se transforme en devenant la Mouvement National Arménien (MNA), dans le but de négocier le virage vers
    une souveraineté nationale. Il rejoint en cela les autres mouvements sécessionnistes baltes, géorgien, azéri et moldave. La chute du mur de Berlin, en novembre 1989, marque l’effondrement du bloc
    de l’Est et ouvre une nouvelle page dans l’histoire des républiques fédérées qui légalisent les mouvements nationaux. L’indépendance est à presque à portée de main&nbsp;: «&nbsp;il est temps que
    l’Arménie saute du train&nbsp;» soviétique, déclare Vasken Manoukian, et marche vers sa souveraineté intégrale…
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    2) <span style="text-decoration: underline;">L’Arménie dans le jeu international</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Le désenclavement du Caucase du Sud est en marche. Les trois Etats qui constituent cette petite région – Arménie, Géorgie et Azerbaïdjan – sont désormais membres de l’ONU, de la CEI, du Conseil
    de l’Europe, de l’OSCE et adhèrent au Conseil du partenariat euro-atlantique de l’OTAN, à l’OMC ainsi qu’à diverses organisations régionales. À cette dynamique d’ouverture s’ajoute une
    confrontation logique en termes de puissance entre la Russie et les Etats-Unis, lancés dans une compétition pour leadership de la région. Parmi ces trois Etats, l’Arménie jouit d’une
    particularité notable, celle d’être à la fois en position de force et de vulnérabilité. Force par sa position géographique surélevée. Vulnérabilité car l’Arménie a longtemps vécu sous la
    domination de puissances conquérantes. Autre particularisme&nbsp;: en surplombant ses deux voisins l’Arménie reste de fait le pays le plus enclavé des trois, donc le plus tributaire des voies de
    communication. Bien que conquise à plusieurs reprises, l’Arménie n’a jamais été soumise, si bien que le pays semble condamnée au relativisme, tantôt pour exprimer son influence, tantôt pour
    conjurer sa fragilité. C’est pourquoi Roupen Ter Minassian (ancien ministre de la défense)&nbsp;avait déclaré : «&nbsp;Non&nbsp;! Il ne faut pas chercher la cause de la malédiction de l’Arménie
    dans sa position géographique. Elle n’est pas responsable de sa faiblesse. Au contraire, de sa position jaillit la puissance de son peuple&nbsp;».
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Au cours des années 1990 l’Arménie joue tout à tour du levier russe et du levier américain afin d’occuper une position active au niveau des négociations. Cela lui évite ainsi de subir une
    influence unilatérale par trop hégémonique, tout en lui permettant de se ménager une place de partenaire plutôt que de subalterne – tout du moins c’est là le but recherché. Il n’y a désormais
    plus de place pour l’unilatéralisme, dont la parenthèse s’est fermée en 1991. Mais l’Arménie, pour intégrer pleinement le système international, se trouve encore à la croisée des chemins, entre
    sécurité, prospérité, stabilité et souveraineté, quatre exigences complémentaires mais répondant chacune à un tropisme bien spécifique.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    La sécurité de l’Arménie renvoie directement à la Russie et par extension à la question des alliances stratégiques. Sa prospérité introduit les Etats-Unis dans la transformation de son économie
    et ouvre le débat sur la liberté. La stabilité de l’Arménie trouve alors dans l’Union Européenne un interlocuteur adéquat dans la perspective d’assurer l’égalité entre les trois sud-caucasiens.
    Enfin, sa souveraineté fait intervenir l’Iran comme clef de son intégrité territoriale. Au virage du nouveau millénaire, les Etats-Unis accordent une aide de 1,4&nbsp;milliard de dollars à
    l’Arménie, devenue le pays au monde qui reçoit le plus d’aide économique par tête des Etats-Unis après Israël. En novembre 2004, Japp de Hoop Scheffer, à la tête de l’Alliance atlantique
    déclarait que l’Azerbaïdjan devait «&nbsp;tourner la page&nbsp;» à propos du Karabakh.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    3) <span style="text-decoration: underline;">Le couple Arménie-Union Européenne&nbsp;: l’exigence de la stabilité</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    L’Arménie n’a jamais caché sa vocation européenne. Les trois Etats de la région nourrissent de sérieux espoirs d’intégrer l’Union européenne à l’horizon 2020, même si l’Arménie et la Géorgie se
    déclarent plus ouvertement européennes que l’Azerbaïdjan. Les Etats sud-caucasiens voient en effet dans l’UE un puissant vecteur de modernisation, de civilisation et de développement. Ils
    considèrent également l’UE comme un moyen de promouvoir leurs intérêts propres, comme une sorte de forum pouvant servir leurs intérêts. Cette approche instrumentale s’inscrit dans un souci
    d’équilibre entre les puissances, dans la mesure où, en tant qu’espace intermédiaire et indépendant situé entre la Russie et les Etats-Unis, l’UE leur garantit à la fois stabilité et redressement
    économique.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Malgré cette bonne volonté, la route vers l’intégration dans l’UE est encore longue. L’UE n’a par exemple intégré le Caucase du Sud dans son architecture paneuropéenne qu’en 1999, avec la
    signature de l’APC (Accord de Partenariat et de Coopération). Avant cette date, l’UE ne possédait aucun cadre de base pour appréhender les problématiques du Caucase du Sud. Notons toutefois
    qu’elle apportait dès 1992-1993 son concours au désenclavement régional à travers plusieurs projets&nbsp;:
  </p>
  <ul>
    <li style="text-align: justify;">TRACECA (<em>Transport Corridor Europe Caucasus Asia</em>&nbsp;: programme mis en place entre la Commission Européenne et l’Arménie, l’Azerbaïdjan, la Géorgie, le
    Kazakhstan, le Kyrgizistan, le Tajikistan, Turkménistan, et l’Ouzbékistan pour les guider vers l’intégration dans le système économique international en mettant notamment l’accent sur le
    développement du transport et du commerce)
    </li>
    <li style="text-align: justify;">TACIS (<em>Technical Assistance to the Commonwealth of Independent States-CEI&nbsp;</em>: ce programme vise à favoriser la transition vers une économie de marché
    et à renforcer la démocratie et l'État de droit dans les États partenaires d'Europe orientale et d'Asie centrale, au moyen de réformes institutionnelles, juridiques et administratives)
    </li>
    <li style="text-align: justify;">INOGATE (<em>Interstate Oil and Gas Transport to Europe</em>&nbsp;: concerne 21 pays et a pour objectif d’améliorer la sécurité de l’énergie européenne en
    promouvant l’intégration régionale des systèmes pétrolifères et gaziers, en facilitant leur transport à travers la région et vers le marché d’exportation de l’Europe, et en agissant comme un
    catalyseur des investissements privés et des institutions financières internationales intéressées par les projets dans ce domaine).
    </li>
  </ul>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    On le voit bien, ces projets favorisent l’ouverture de routes stratégiques, énergétiques et commerciales entre l’Europe et l’Asie. Cependant l’UE laisse plutôt aux Etats membres le soin
    d’entretenir leurs relations diplomatiques avec ceux du Caucase du Sud. Et dans cette région, l’absence de politique commune au niveau de l’UE se fait parfois cruellement sentir, ce qui pousse
    certains acteurs européens à s’installer sur le terrain sud-caucasien, comme par exemple l’OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe) ou dans une moindre mesure l’OTAN.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    A partir de 1999 se mettent en place des relations régulières entre l’Arménie et l’UE. Mais l’intensité de ces relations dépend souvent de l’Etat qui tient la présidence de l’UE. Et l’UE envisage
    toujours le problème régional dans la globalité des trois Etats du Caucase. Il faut tout de même noter qu’à partir de cette période les résultats commencent à être significatifs. L’UE est alors
    devenue le principal client des trois Etats, loin devant la Russie u les Etats-Unis. Le tournant de l’élargissement de l’UE en 2004 contribue également à une valorisation de la région, dans la
    mesure où l’intégration des dix nouveaux membres, complétée par celle de la Bulgarie et de la Roumanie en 2007, crée de fait une frontière directe entre l’UE et le Caucase du Sud, au niveau de la
    Mer Noire. En janvier 2004, suivant l’exemple du Parlement européen, le Conseil européen met en place une Politique européenne de voisinage avec les trois pays du Caucase du Sud.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Toutefois, cela ne signifie pas pour autant que l’UE veuille s’impliquer plus dans les conflits locaux. Au contraire, c’est seulement lorsque que les crises diplomatiques seront résolues et que
    la région sera stabilisée que celle-ci se déclare prête à s’investir plus dans la région. Cependant, en donnant carte blanche à Javier Solana, responsable de la PESC, sur la base du Pacte de
    stabilité pour l’Europe du Sud (1999), les 25 pourraient bien faire du Caucase du Sud un des théâtres prioritaires de leur action extérieure. Outre l’objectif de l’intégration régionale, l’UE
    multiplie en effet les programmes en matière d’action humanitaire, d’assistance technique et de soutien à la transition économique le tout dans un esprit de parité. Pour cela, elle compte sur
    l’engagement du Conseil de l’Europe, dont les trois Etats sud-caucasiens sont membres, pour promouvoir les valeurs européennes de démocratie et de défense des droits de l’homme. En janvier 2005,
    l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe adopte une résolution sur le Karabakh où n’est fait nulle mention de l’autodétermination de celui-ci, et où l’Azerbaïdjan est appelé à entrer
    directement en contact avec Stepanakert (capitale du Karabakh). Cette résolution est peu appréciée côté arménien puisqu’on y fait mention de l’occupation arménienne. Néanmoins l’appel à la
    coopération est jugé encourageant par toutes les parties.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <b>II. Les relations arméno-turques et leur implication dans les rapports à l’UE</b>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    L’UE n’a pas jugé nécessaire de poser comme préambule aux négociations d’entrée de la Turquie dans l’Europe la reconnaissance par celle-ci du génocide arménien, mais elle a préféré l’encourager à
    s’engager dans la voie des droits de l’homme. Cela même si le Parlement européen a voté à trois reprises un une résolution appelant Ankara à «&nbsp;reconnaître la réalité du génocide arménien de
    1915&nbsp;», en 1987, 2004 et 2005.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Aujourd’hui, les relations entre Erevan et Ankara restent particulièrement tendues&nbsp;: la situation des arméniens en Turquie est difficile face à la volonté de refuser ne serait-ce que de
    parler de «&nbsp;génocide&nbsp;»&nbsp;; l’assassinat en 2003 de Hrant Dink, rédacteur en chef du magasine arméno-turc Agos, en est un exemple. Car outre les contentieux historiques, Ankara tente
    d’isoler diplomatiquement l’Arménie, aussi bien à l’OSCE qu’à l’ONU. De plus, la Turquie apporte un soutien militaire régulier à l’Azerbaïdjan
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Depuis 2002, les relations arméno-turques semblent cependant se débloquer quelque peu, grâce à au jeu de dynamiques complémentaires. En Arménie le redressement économique relance la question de
    la frontière turque&nbsp; – toujours fermée ­– comme débouché commercial et la stratégie de complémentarité s’étoffe d’un volet turc indissociable de l’intégration européenne du Caucase du
    Sud.&nbsp; Une autre dynamique est celle de l’élargissement de l’UE et son volet turco-européen, la perspective d’une adhésion d’Ankara à l’UE soulevant les passions et renvoyant les européens à
    s’interroger sur la nature, la vocation et l’identité de leur Union.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Pour résumer, on peut dire, de manière schématique, qu’il y a au sujet de l’adhésion de la Turquie à l’UE une division chez les Arméniens en deux camps pouvant paraître au premier abord assez
    étonnante. D’un côté, les Arméniens de la diaspora ne souhaitent pas voir entrer la Turquie dans l’UE, au nom des souvenirs pénibles qui jalonnent les relations historiques entre les deux pays.
    De l’autre, les Arméniens d’Arménie, plus pragmatiques, privilégieraient plutôt l’intégration turque, cela pour obtenir une ouverture de la frontière, qui deviendrait alors un débouché direct
    vers l’Union européenne. Cependant les lois turques à l’encontre de ceux qui osent évoquer un génocide, toujours très sévères, portent forcément un grand nombre d’Arméniens à se méfier.&nbsp; Un
    exemple de ce positionnement est l’autodafé des œuvres de l’écrivain Orhan Pamuk, prix Nobel de littérature, «&nbsp;coupable&nbsp;» d’avoir déclaré dans un journal suisse qu’un million
    d’arméniens avaient été tués en Turquie. L’espoir vient peut-être de la société civile turque, plus audacieuse, et de la mise en place d’une Commission de réconciliation Arméno-Turque&nbsp; au
    printemps 2001. Mais cet espace de dialogue, certes bilatéral, pâtît pour le moment de l’absence de tout représentant officiel.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: right;">
    Par Thomas Roger et Matthieu Roger
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p><!--EndFragment-->]]></description>
        <pubDate>Tue, 15 Dec 2009 22:13:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.cercle-eris.com/article-l-armenie-au-tournant-du-deuxieme-millenaire--41241092.html</guid>
                <category>Essais et Opinions</category>        <comments>http://www.cercle-eris.com/article-l-armenie-au-tournant-du-deuxieme-millenaire--41241092-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Peut-on encore sauver l'Union pour la Méditerranée ?]]></title>
        <link>http://www.cercle-eris.com/article-peut-on-encore-sauver-l-union-pour-la-mediterranee--40847385.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: center;">
    <strong><br></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;&nbsp; &nbsp; &nbsp;<img width="300" height="300" class="CtreTexte" src="http://idata.over-blog.com/2/26/84/13//20081104-image-union-pour-mediterranee.png">
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Le report du sommet d'Istanbul, qui devait réunir les ministres des affaires étrangères euro-méditerranéens les 24 et 25 novembre prochain, suite à un contentieux israélo-égyptien, est un échec
    retentissant pour l'Union pour Méditerranée (UpM). Lancée en grande pompe par Nicolas Sarkozy en juillet 2008, les interrogations persistent sur l'avenir de l'UpM&nbsp;: entre blocages
    politiques, difficultés institutionnelles et doutes persistants de nombreux partenaires européens, l'UpM patine et est au bord de la sortie de route. Bloquée au plus haut niveau, elle s'en
    retrouve bloquée à sa base&nbsp;(au niveau des projets), limitant de facto leur foisonnement, leur financement et la confiance en une réelle efficacité et crédibilité de l'institution. Un constat
    qui mérite cependant d'être nuancé, puisque même privés de réunions, certains projets voient tout de même le jour, d'autres ont été clairement identifiés, certains sont en discussion, et
    différents bailleurs de fonds sont déjà mobilisés.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    D'autant que l'opportunité d'un tel projet reste totale puisque l'idée initiale part de trois constats justes&nbsp;: le premier est économique et commercial et établit que la région sud de la
    Méditerranée s'est marginalisée et périphérisée dans l'économie mondiale ; le deuxième fait état d'un vide institutionnel puisqu'aucune organisation ne réunit jusqu'à présent tous les pays du
    pourtour autour d'une même table au plus haut niveau ; le troisième souligne le manque de volonté politique, d'appropriation et de responsabilisation dans les pays du sud de la Méditerranée.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Mais la question cardinale qui doit être posée est de savoir si l'UpM, qui remplace le processus de Barcelone, améliore véritablement ce processus, puisque certains projets peuvent évoluer de
    manière positive sans le volet politique instauré par l'UpM. Pis, l'UpM semble nuire au développement de projets qui auraient pu voir le jour sans son existence, c'est-à-dire sans les conflits
    politiques qu'elle est susceptible de créer dans un contexte déjà tendu – on pense en particulier au conflit israélo-arabe. Le boycott de la réunion d'Istanbul par le ministre égyptien des
    affaires étrangères (du fait de la présence du ministre israélien Lieberman), source du report du sommet, en est l'exemple patent : l'UpM passe à côté de concrétisations importantes du fait de
    discordes diplomatiques.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Les avantages et les risques de la nouvelle approche politique sont bien connus&nbsp;: en voulant responsabiliser les Etats membres en élevant sa légitimité politique, l'UpM est devenue
    intégralement dépendante du contexte politique régional et international, et en ressort donc nécessairement affaiblie. Les effets de la crise de Gaza sur l'UpM ont d'ailleurs été immédiats.
    D'autant que l'idée selon laquelle on pourrait coopérer économiquement de manière approfondie et durable sans avoir trouvé la paix au préalable est un pari audacieux. L'Union européenne, elle,
    est d'abord passée par une phase de réconciliation avant d'engager la coopération par le charbon et l'acier. La thèse selon laquelle la Méditerranée pourrait se réconcilier en coopérant sur des
    questions énergétiques, environnementales, universitaires et sociétales apparaît un pari à haut risque.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Des propositions méritent cependant d'être avancées afin de surmonter les obstacles auxquels l'UpM est confrontée. A la politisation excessive de l'institution doit être intégrée l'idée de
    dépolitiser et d'apolitiser ses structures opérationnelles par la nomination de personnalités issues du monde privé ou entrepreneurial. Ensuite, le cantonnement de l'UpM à l'Elysée tend à devenir
    un handicap et pèse sur le bon fonctionnement de celle-ci&nbsp;: elle doit continuer le travail permanent de négociation et de conviction avec les partenaires européens et devra s'accommoder avec
    la nouvelle gouvernance européenne imposée par le traité de Lisbonne, donc <em>"passer la main"</em> au haut représentant et aux autres présidences. Enfin, peut-être faut-il avoir l'audace, et
    l'honnêteté, de reconnaître qu'une institution comme celle-ci ne peut fonctionner qu'avec moins de pays-membres et dans une logique subrégionale de coopérations renforcées, en revenant à des
    formules plus simples du type "5+5". L'UpM doit tirer les leçons d'organisations à vocation régionale similaires lancées au nord ou à l'est de l'UE et de l'histoire européenne, passée par la paix
    et la réconciliation, avant d'engager la reconstruction et la coopération.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Si la France, l'Europe et les pays méditerranéens veulent d'abord sauver l'UpM, il faut sortir de la vision idéaliste qui voit la Méditerranée comme une seule et même région, alors qu'elle est
    avant tout un espace complexe composé d'au moins trois sous-espaces différents, difficilement appréhendable selon une même approche. L'Union du Maghreb ou du Machrek sont déjà utopies sans grande
    réalité concrète. Il convient, en prenant enfin les bonnes décisions opérationnelles, de tout faire pour que l'Union pour la Méditerranée ne prenne pas le même chemin.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: right;">
    Par Jean-Baptiste Buffet
  </p>
  <p style="text-align: right;">
    Chercheur associé à l'Institut Thomas More sur les questions euro-méditerranéennes
  </p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 09 Dec 2009 12:13:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.cercle-eris.com/article-peut-on-encore-sauver-l-union-pour-la-mediterranee--40847385.html</guid>
                <category>Essais et Opinions</category>        <comments>http://www.cercle-eris.com/article-peut-on-encore-sauver-l-union-pour-la-mediterranee--40847385-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Globalisation et connectivité]]></title>
        <link>http://www.cercle-eris.com/article-33259352.html</link>        <description><![CDATA[<br>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    La globalisation et la connectivité ont reconditionné le rapport de l'homme au monde, en le positionnant au centre d'un réseau d'interactions et de savoirs complexes interconnectés. Sous
    l'influence de ces phénomènes récents, le monde se décloisonne à lui même et offre aux individus un accès privilégié à tout ce qui le compose.<br>
    Ces deux phénomènes, nourris par la technologie et l'interpénétration des enjeux, nous plongent dans un monde dématérialisé, immédiat, soumis à des logiques non plus purement territoriales et
    temporelles, mais désormais aussi et surtout à une logique de réseau, dans laquelle l'accessibilité, la visibilité et le savoir sont la clef.<br>
    Appréhender la globalisation comme un phénomène distinct de la mondialisation nous permettra de comprendre les nouveaux enjeux et pratiques liés aux avancées techniques des TIC (technologies de
    l'information et de la communication). Nous tenterons de comprendre en quoi la globalisation et de la connectivité nous ont plongé dans une économie du savoir.
  </p>
  <p>
    <br>
    1) La mondialisation : un processus géohistorique
  </p>
  <p>
    La mondialisation renvoie tout d'abord à un« processus géohistorique d'extension progressive du capitalisme à l'échelle planétaire », selon l'expression de Laurent Carroué. La mondialisation
    conjugue une approche historique et géographique, irréductible à sa seule dimension économique. Le phénomène, pluridisciplinaire, intègre des dimensions sociales, politiques, culturelles,
    humaines, qui contribuent à sa complexité .
  </p>
  <p>
    Fernand Braudel situe la genèse du phénomène au XVème siècle, s'appuyant sur le déploiement de l'économie marchande européenne dans une sphère méditerranéenne et développe le concept d' «
    économie monde ». Le phénomène devient progressivement mondial, porté par les révolutions industrielles et le progrès technologique. Caractérisée par un essor sans précédent des échanges mondiaux
    après la seconde guerre mondiale, l' « économie monde » est consacrée par la fin de la guerre froide, qui marque l'avènement définitif de l'idéologie libérale à échelle planétaire.
  </p>
  <p>
    La théorie de Ricardo permet d'expliquer la mondialisation à partir des principes de l'avantage comparatif. Cette théorie se fonde sur le principe qu'il y aura toujours un gain à l'échange à
    condition qu'il existe une différence entre les coûts constatés en autarcie dans plusieurs pays. Chacun des pays trouvera alors avantage à se spécialiser et à exporter les biens pour lesquels il
    dispose du plus fort avantage comparé ou du moindre désavantage.
  </p>
  <p>
    <br>
    2) Le dépassement des territoires
  </p>
  <p>
    Ces théories s'appliquent tout à fait à une vision cloisonnée du monde, dans laquelle chaque pays produit exclusivement pour son propre intérêt. Cependant, force est de constater que les États ne
    sont plus les acteurs exclusifs des relations internationales. La diversification des acteurs et des flux nous situent déjà dans une perspective transnationale voir totalement décloisonnée, en
    comparaison à des approches nationales de la mondialisation.<br>
    Susan Strange exprime déjà le dépassement des Etats qui ont perdu le contrôle sur les structures de pouvoir dans The Retreat of the State (1996). Olivier Dollfuss précise quant à lui l'idée de
    décloisonnement : Iil privilégie une approche systémique qui appréhende le passage d'une logique de territoire à une logique de réseau. Le réseau devient l'élément structurant de l'espace, tout
    espace étant défini par les réseaux qui le desservent et l'organisent.
  </p>
  <p>
    L'apport de Dollfuss renouvelle la conception ricardienne de l'avantage comparatif. Dépassant les cadres nationaux, les avantages comparatifs sont renforcés par un effet de centralité dû aux
    logiques de réseaux et d'intégration. Les réseaux définissent l'accessibilité et l'attractivité des territoires, remodèlent l'enclavement ou l'intégration des lieux et des populations.
  </p>
  <p>
    La thèse de l'émergence d'un « village global » de McLuhan y fait également écho, et évoque la reconfiguration des territoires pour faire place à un vaste réseau mondial.
  </p>
  <p>
    <br>
    3) L'intégration des enjeux
  </p>
  <p>
    Au-delà du décloisonnement territorial, la globalisation, évoque également une unification des enjeux et l'interdépendance au niveau mondial. Elle suggère un dépassement des territoires et donc
    des processus répondant à des enjeux globaux, et non plus des enjeux territoriaux trouvant leur solution dans une ouverture internationale et une seule intensification des échanges.
  </p>
  <p>
    Les stratégies intégrées des firmes multinationales attestent de cette évolution. On distingue ainsi trois stratégies évolutives, la dernière caractérisant la situation actuelle :
  </p>
  <p>
    - L'échelle internationale : les entreprises nationales recherchent des débouchés à l'étranger.<br>
    - L'échelle multinationale : on se place dans une logique diffuse. Une entreprise agit localement via ses agences situées dans des pays différents et disposant d'une stratégie qui leur est
    propre.<br>
    - L'échelle globale intégrée : cette logique suppose une organisation intégrée et globale des stratégies, à laquelle la conception « think global, act local » correspond.
  </p>
  <p>
    Ainsi, bien que souvent confondu avec la mondialisation, le terme de globalisation renvoie à deux idées additionnelles : celle du décloisonnement des territoires selon une logique de réseau, et
    celle d'intégration des enjeux à échelle planétaire.<br>
    Le terme se rapporte dès lors à l'idée d'une unification et d'une intégration en réseau du temps, de l'espace et de problématiques économiques, politiques et sociales, bien que l'intégration en
    réseau soit insuffisante pour effacer la permanence des inégalités.
  </p>
  <p>
    4) Le concept de connectivité
  </p>
  <p>
    Une telle logique intégrée et de réseau semble être indissociable de l'outil de son développement, du moyen pour y accéder et de la clef pour y agir.
  </p>
  <p>
    Les TIC sont l'un des principaux catalyseurs de la globalisation. Souvent liés explicitement à la globalisation financière pour le développement de laquelle leur rôle est majeur, les TIC ne s'y
    limitent cependant pas exclusivement.
  </p>
  <p>
    D'une manière générale, on identifie trois séries d'effets directs des TIC :
  </p>
  <p>
    - L'accélération et l'intensification de la circulation de l'information à l'échelle de la planète, qui se sont accompagnées de la réduction exponentielle des coûts de communication.<br>
    - La mise en réseau des entreprises dans le monde grâce à l'informatique et aux nouveaux moyens de communication.<br>
    - Le développement de l'économie immatérielle et virtuelle non localisée permet l'accès généralisé à un monde commun virtuel et créateur de liens.
  </p>
  <p>
    Les TIC jouent également un rôle majeur pour le positionnement des acteurs dans la globalisation :
  </p>
  <p>
    - Les TIC offrent des facilités pour gérer les activités à un niveau mondial et sont l'outil incontournable de l'économie globale et intégrée.<br>
    - Enfin, la place de l'information dans l'économie étant croissante, elle devient un enjeu stratégique pour l'acquisition d'avantages compétitifs, comme le montre le rôle incontournable de
    l'Intelligence Économique notamment.
  </p>
  <p>
    Tous ces éléments confirment le caractère incontournable des TIC en ce qui concerne l'avènement de la globalisation, mais aussi la capacité donnée aux acteurs pour évoluer dans un monde aux
    règles nouvelles.
  </p>
  <p>
    Aujourd'hui, la globalisation et la connectivité partagent deux critères essentiels qui reconfigurent les modalités de l'action : un caractère immatériel d'une part, une logique de réseau d'autre
    part, ces deux aspects concourant à une nouvelle approche économique. Ce sont ces deux mêmes caractéristiques qui nous permettent d'envisager la globalisation et la connectivité comme le socle de
    l'économie du savoir.<br>
    La globalisation et la connectivité mettent au centre de leur fonctionnement un nouveau capital immatériel : l'information et le savoir.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Par Sophie Missud
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>]]></description>
        <pubDate>Mon, 29 Jun 2009 23:56:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.cercle-eris.com/article-33259352.html</guid>
                <category>Essais et Opinions</category>        <comments>http://www.cercle-eris.com/article-33259352-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[The evolution of strategic perceptions between the United-States of America and the European Union regarding BRIC’s rising: The Indian case]]></title>
        <link>http://www.cercle-eris.com/article-31594400.html</link>        <description><![CDATA[<p align="center" style="">
    <b style=""><i style=""><span lang="EN-GB" style="">The evolution of strategic perceptions between the United-States of America and the European Union regarding BRIC’s rising:</span></i></b>
  </p>
  <p align="center" style="">
    <b style=""><i style=""><span lang="EN-GB" style="">The Indian case</span></i></b>
  </p>
  <p style="">
    <span lang="EN-GB" style="">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="">
    <span lang="EN-GB" style="">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="">
    <span lang="EN-GB" style="">In the world, India is considered as an emerging country and in South Asia as a powerful regional country. To sum up, India seems to be a potential world power and
    this due to some attributes: India is one of the few nuclear powers in the world and one of the main rising economies with the second biggest world’s population after China. During the
    twenty-first century India will perhaps be the first populated country in the world due to its demographic growth.</span>
  </p>
  <p style="">
    <span lang="EN-GB" style="">Throughout the twentieth century, the list of the world's great powers was predictably short: the United States, the Soviet Union, Japan, and northwestern Europe.
    <i style="">“The twenty-first century will be different. China and India are emerging as economic and political heavyweights: China holds over a trillion dollars in hard currency reserves,
    India's high-tech sector is growing by leaps and bounds, and both countries, already recognized nuclear powers, are developing blue-water navies”<a style="" href="#_ftn1" name="_ftnref" title=
    ""><span class="MsoFootnoteReference" style=""><span style="">[1]</span></span></a>.</i></span>
  </p>
  <p style="">
    <i style=""><span lang="EN-GB" style="">“Today, the distribution of power in the world is very different. According to Goldman Sachs and Deutsche Bank, by 2010, the annual growth in combined
    national income from Brazil, Russia, India, and China -- the so-called BRIC countries -- will be greater than that from the United States, Japan, Germany, the United Kingdom, and Italy combined;
    by 2025, it will be twice that of the G-7 (the group of highly industrialized countries)”<a style="" href="#_ftn2" name="_ftnref" title=""><span class="MsoFootnoteReference" style=""><span style=
    "">[2]</span></span></a></span></i><span lang="EN-GB" style="">.</span>
  </p>
  <p style="">
    <span lang="EN-GB" style="">The USA and EU have to cope with this new internatinal context.</span>
  </p>
  <p style="">
    <span lang="EN-GB" style="">On the one hand, this shift poses a new challenge to the USA. They have to cope with a new situation and new role player for the next century. After the</span>
    <span lang="EN-US" style="">end of the bipolar world and the fall of USSR</span> <span lang="EN-GB" style="">in 1989-1991 and with the end of the USSR, emerged new regional challenges which lead
    to a multipolar world. India is one of them. <span style="">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="">
    <span lang="EN-GB" style="">And, on the other hand European Union <span style="">throught the main European countries (Great Britain, France, and Germany)</span> become, little-by-little, a role
    player in the international relations. For instance, on some matters such as trade or negotiation of international treaties, European countries are expressing themselves and acting through a
    common voice embodied by a single institution: the European Commission.<span style="">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="">
    <span lang="EN-GB" style="">From a realist perspective, State’s power is the referential in international relations. The rise of emerging countries induces changes. The US and the EU have to deal
    with those changes in the distribution of power. While the European Union is the result of an agglomeration of interests: constructivism.</span> <span lang="EN-GB" style=""><span style=
    "">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="">
    <span lang="EN-GB" style="">What are the differences between the USA’s and the Europe’s perceptions of the BRIC; in particular what are their perceptions of India’s increasing power?</span>
  </p>
  <p style="">
    <span lang="EN-GB" style="">How can we explain the differences visions of emerging country power?</span>
  </p>
  <p style="">
    <span lang="EN-GB" style="">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="">
    <span lang="EN-GB" style="">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="">
    <span lang="EN-GB" style="">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="">
    <b style=""><span lang="EN-GB" style=""><span style="">I)<span style="">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span></span></b> <b style=
    ""><u style=""><span lang="EN-GB" style="">United States approach to India</span></u></b>
  </p>
  <p style="">
    <span lang="EN-GB" style="">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="">
    <span lang="EN-GB" style="">Since 1990, the world situation is unipolar with the American hegemony. Due to its world position, the USA has a particular perception of BRIC’s rise. How do they
    consider the India’s rising power in South Asia? How has their perception evolved during the last two decades?</span>
  </p>
  <p style="">
    <span lang="EN-GB" style="">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="">
    <b style=""><i style=""><span lang="EN-GB" style=""><span style="">A)<span style="">&nbsp;&nbsp;</span></span></span></i></b> <b style=""><i style=""><span lang="EN-GB" style="">1990 to 2001:
    India a competititor for United States</span></i></b>
  </p>
  <p style="">
    <span lang="EN-GB" style="">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="">
    <span lang="EN-GB" style="">During the Cold War, India had good relations with the USSR. India was part of the non-alignment, with a planified economy. After the fall of USSR, India had to adapt
    its relations with the new powerful country - the United States. After the Cold War, the USA considered, India as a peer competitor, like China for several reasons.</span>
  </p>
  <p style="">
    <span lang="EN-GB" style="">Firstly, India is in favor of multilateralism for a multipolar world. India wants to be considered as a regional power in South Asia. <span style=
    "">&nbsp;</span><span style="">&nbsp;</span><span style="">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="">
    <i style=""><span lang="EN-GB" style="">“The first is that empowering countries on the rise means disempowering countries on the wane. Accordingly, some members of the European Union have been
    less than enthusiastic about aspects of the United States' strategy. To be sure, the EU has made its own bilateral accommodations and has been happy to cooperate with emerging countries in
    response to American unilateralism. But European states have been less willing to reduce their overrepresentation in multilateral institutions”<a style="" href="#_ftn3" name="_ftnref" title=
    ""><span class="MsoFootnoteReference" style=""><span style="">[3]</span></span></a>.</span></i>
  </p>
  <p style="">
    <span lang="EN-GB" style="">This quotation illustrates the differences between the Eurpean Union and the United States strategy.</span>
  </p>
  <p style="">
    <span lang="EN-GB" style="">If we consider the realist international theory, the USA which is the hegemon, considers the other countries which revendicate regional influence as competitors. India
    is one of the countries that claim a multipolar world, against the <i style="">“arrogant”</i> USA. <span style="">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="">
    <span lang="EN-GB" style="">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="">
    <span lang="EN-GB" style="">The second point, which lead the USA to consider India as a <i style="">“peer competitor”</i> is the relations between Indian and Pakistan during this 1990’s decade.
    Pakistan was the USA’s ally during the Cold War and developed nuclear weapons during the 1970’s. Since their independance in 1947 India and Pakistan have had difficult relations regarding the
    Kashmiri region. India as Pakistan’s enemy might threaten American interest. Indeed, Pakistan is an ally for the USA, thanks to american military bases in the country. <i style="">“The United
    States has reached out to India as well. For most of the 1990s, the United States was primarily concerned with managing India's dispute with Pakistan over Kashmir and defusing potential nuclear
    crises even though Pakistan is a significant U.S. ally in the war on terrorism.”<a style="" href="#_ftn4" name="_ftnref" title=""><span class="MsoFootnoteReference" style=""><span style=
    "">[4]</span></span></a></i><span style="">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="">
    <span lang="EN-GB" style="">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="">
    <span lang="EN-GB" style="">As a consequence, the European Union and the United States made objections to India’s nuclear tests in 1998. India was considered as a pariah state. India did not
    respect International right, and did not participate t this international right. India never signed the non proliferation treaty. In 1998 India was disappointed by ccidental
    reactions.<span style="">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="">
    <i style=""><span lang="EN-GB" style="">“New Delhi was frustrated by Washington's objections to its 1998 nuclear tests and grew tired of being viewed by Washington strictly through the prism of
    South Asian security”<a style="" href="#_ftn5" name="_ftnref" title=""><span class="MsoFootnoteReference" style=""><span style="">[5]</span></span></a>.</span></i>
  </p>
  <p style="">
    <span lang="EN-GB" style="">The USA considered India in terms of regional and worldwide security. During the nuclear tests made by India and Pakistan, regional peace was threatened by the
    eventuality of a nuclear attack. At the same time, as explained by the realist theory, the United States could not accept the risk of nuclear proliferation. Nuclear proliferation is a danger for
    the superpower. In that way, the USA had to intervene besides India to control their use of nuclear power. Nuclear proliferation gives the capacity to destabilize a region and more widely, the
    world. <i style="">“And after India's May 1998 nuclear tests, then Deputy Secretary of State Strobe Talbott engaged India's then foreign minister, Jaswant Singh, in 14 rounds of talks over two
    and a half years. Talbott's negotiations with Singh were Washington's first truly sustained strategic engagement with the Indian leadership”<a style="" href="#_ftn6" name="_ftnref" title=
    ""><span class="MsoFootnoteReference" style=""><span style="">[6]</span></span></a>.<span style="">&nbsp;&nbsp;</span></i></span>
  </p>
  <p style="">
    <span lang="EN-GB" style="">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="">
    <span lang="EN-GB" style="">As a result for the USA India was considered after the cold war as a “peer competitor”. The USA feared a potential regional power with the atomic weapon in the region
    that could threaten their ally Pakistan and contest American hegemony in the world through multipolar world revendications.</span>
  </p>
  <p style="">
    <span lang="EN-GB" style="">However this perception changed in 2001, consequently to the 9/11 attacks, making a new international deal.<span style="">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="">
    <span lang="EN-GB" style="">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="">
    <span lang="EN-GB" style="">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="">
    <b style=""><i style=""><span lang="EN-GB" style=""><span style="">B)<span style="">&nbsp;&nbsp;</span></span></span></i></b> <b style=""><i style=""><span lang="EN-GB" style="">2001 to 2008 : a
    partnership in order of the balance of power</span></i></b>
  </p>
  <p style="">
    <span lang="EN-GB" style="">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="">
    <span lang="EN-GB" style="">After 9/11 attacks, USA’s perception changed. India and the USA were fighting the same threat: Islamic terrorism. The 13th December 2001, Indian parliament suffered a
    terrorist attack. Still India has to fight Islamist terrorism, as a consequence to its occupation of Kashmir. At the same time India and the USA defended the same democratic values.</span>
  </p>
  <p style="">
    <span lang="EN-GB" style="">This gave to the USA the opportunity to integrate India in the world system they build, on the war on terror.<span style="">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="">
    <span lang="EN-GB" style="">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="">
    <span lang="EN-GB" style="">How can we explain such evolution regarding this evolution between the USA and India?</span>
  </p>
  <p style="">
    <span lang="EN-GB" style="">Constructivism theory can explain such evolution, it deals with the perception between actors. The constructivism theory can explain USA’s vision regarding India.
    Indeed, both cuntry can be considered getting the same identity, in that way they have the same interest. According to the constructivism theory countries identity is more important than
    interest. Countries need an identity before getting interests. India and the USA shared the same démocratic values, the same identity<a style="" href="#_ftn7" name="_ftnref" title=""><span class=
    "MsoFootnoteReference" style=""><span style="">[7]</span></span></a>. As a result, India and the USA have common interest especially regarding the war on terrorism.<span style=
    "">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="">
    <span lang="EN-GB" style="">Also, accrding to the construtivism theory, perception between countries has an important impact; the USA changed their perception of India. India was considered as a
    competitor, but the USA changed their approach to India. As a result India became then an ally.</span>
  </p>
  <p style="">
    <span lang="EN-GB" style="">Giving the realist theory, the USA set the agenda and choose international rules. India decided to follow the American agenda, and, doing so, integrated the
    international system. <span style="">&nbsp;</span><i style="">“Incorporating emerging powers while placating status quo states is no simple feat. But the task should appear less daunting when it
    is understood that success will benefit ascendant states as much as it will the United States. It will bring ascendant states recognition and legitimacy to match their new power. Granted, they
    will have to accept a multilateral order built on U.S. principles. But they -- especially China and India -- have grown phenomenally by doing just that. Now that they are concerned with
    sustaining their current high rates of economic growth, emerging powers share some interests with the United States on issues such as the security of energy supplies and the prevention of global
    pandemics”<a style="" href="#_ftn8" name="_ftnref" title=""><span class="MsoFootnoteReference" style=""><span style="">[8]</span></span></a>.</i></span>
  </p>
  <p style="">
    <span lang="EN-GB" style="">It is a mean for the superpower to keep the situation under control and especially to have a look on India’s actions.</span>
  </p>
  <p style="">
    <span lang="EN-GB" style="">By integrating India in the world system, the USA planned to establish a balance of power in South Asia based on the opposition between India and China. <i style=
    "">“The rise of a democratic and increasingly powerful India represents a singularly positive opportunity to advance our global interests. That is why building a close U.S.-India partnership
    should be one of the United States' highest priorities for the future. It is a unique opportunity with real promise for the global balance of power”<a style="" href="#_ftn9" name="_ftnref" title=
    ""><span class="MsoFootnoteReference" style=""><span style="">[9]</span></span></a>.</i> This quotation is a relevant on the realist theory dominance in the USA. Their goal is the <i style=
    "">“balance of power”</i> in South Asia.<i style=""><span style="">&nbsp;</span></i></span>
  </p>
  <p style="">
    <span lang="EN-GB" style="">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="">
    <span lang="EN-GB" style="">As a result, the new partnership between the USA and India increased their economic and strategic cooperation. In the 1970’, India did not sign the Non Proliferation
    Treaty, but has recently been known and recognised as a nuclear power. As a consequence, the American government accepted to improve the Indian civil nuclear program. <i style="">“The U.S.-Indian
    relationship has warmed considerably over the past five years. In November 2006, the U.S. Department of Commerce arranged its largest-ever economic development mission to India, expanding the
    commercial dialogue between the two countries. Last year, they also concluded a bilateral agreement to cooperate on civilian nuclear energy -- a de facto recognition by the United States that
    India is a nuclear power. The agreement reinforces India's commitment to nonproliferation norms in its civilian nuclear program, but it keeps India's military program outside the orbit of
    inspections by the International Atomic Energy Agency. Critics of the deal have warned that it threatens the NPT. But the Bush administration argues that India is emerging as a great power, the
    nuclear genie cannot be put back in the bottle, and because India is a democracy, the genie will do no harm. According to the 2006 National Security Strategy&nbsp;»</i></span><a style="" href=
    "#_ftn10" name="_ftnref" title=""><span class="MsoFootnoteReference" style=""><i style=""><span style="">[10]</span></i></span></a><i style=""><span lang="EN-GB" style="">.</span></i>
  </p>
  <p style="">
    <span lang="EN-GB" style="">As hegemon, the USA can act unilaterally way and decide which country to integrate in the international system. India is an instance, of the American policy regarding
    emerging countries after the Cold War.</span>
  </p>
  <p style="">
    <span lang="EN-GB" style="">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="">
    <span lang="EN-GB" style="">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="">
    <span lang="EN-GB" style="">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="">
    <b style=""><span lang="EN-GB" style=""><span style="">II)<span style="">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span></span></b> <b style=""><u style=
    ""><span lang="EN-GB" style="">Relations between India and European Union</span></u></b>
  </p>
  <p style="">
    <span lang="EN-GB" style="">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="">
    <span lang="EN-GB" style="">The European Union appears little-by-little as a new potential role player in the international relations. Since 1990’s the European Union got more importance with
    state representation. The European Union’s goal is to create a comon foreign policy for their members. Emerging countries in the 1990’s offered an opportunity to create a common foreign policy.
    India is one of those countries. India’s integration in the international system gave an opportunity to develop cooperation. Following the constructivism theory, the european countries needed to
    build the european identity before to defined the European interests. <span style="">&nbsp;</span><span style="">&nbsp;&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="">
    <span lang="EN-GB" style="">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="">
    <b style=""><i style=""><span lang="EN-GB" style=""><span style="">A)<span style="">&nbsp;&nbsp;</span></span></span></i></b> <b style=""><i style=""><span lang="EN-GB" style="">Characteristic
    relations based on</span></i></b>
  </p>
  <p style="">
    <b style=""><i style=""><span lang="EN-GB" style="">&nbsp;</span></i></b>
  </p>
  <p style="">
    <span lang="EN-GB" style="">According to the constructivism theory, the European Union before 2000’ decades did not have identity. The EU relations with India can illustrate the European
    indentity through democratic values shared and a tolerance culture due to their multiculturalism<a style="" href="#_ftn11" name="_ftnref" title=""><span class="MsoFootnoteReference" style=
    ""><span style="">[11]</span></span></a>. Constructivism theory explain why the European Union and India.</span>
  </p>
  <p style="">
    <span lang="EN-GB" style="">The most important aspect of UE/India relations is the strong economical link. The European Union is indeed the first investor in India. But there is no political
    link. On a</span> <span lang="EN-GB" style="">commercial aspect or regarding developing cooperation, EU’s role cannot be ignored. However, the European identity needs to be defined for it to be
    able to be exported <span style="">&nbsp;</span></span><a style="" href="#_ftn12" name="_ftnref" title=""><span class="MsoFootnoteReference" style=""><span style=""><span style=
    "">[12]</span></span></span></a><span lang="EN-GB" style="">.</span>
  </p>
  <p style="">
    <span lang="EN-GB" style="">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="">
    <span lang="EN-GB" style="">The first Summit between the EU and India was held in Lisbon, Portugal on 28<sup style="">th</sup> June 2000. The EU was represented by the Prime Minister of Portugal
    Antonio GUTERRES in his capacity as President of the European Council assisted by the Secretary General / High Representative for Common Foreign and Security Policy Javier SOLANA, and the
    President of the European Commission Romano PRODI. India was represented by the then Prime Minister Atal Behari VAJPAYEE.</span>
  </p>
  <p style="">
    <span lang="EN-GB" style="">India and the European Union defend the same world vision - a multipolar world. <i style="">“India and the EU believe that a multilateral approach, in which the UN
    plays a central role, is the best way to address global challenges such as development which is economically, socially and environmentally sustainable; effective management of globalisation;
    terrorism; drug trafficking ; organised crime; natural disasters; pandemics; and energy security”<a style="" href="#_ftn13" name="_ftnref" title=""><span class="MsoFootnoteReference" style=
    ""><span style="">[13]</span></span></a>.</i></span>
  </p>
  <p style="">
    <span lang="EN-GB" style="">Neither the EU nor India are world’s leaders, that is why they want to promote multilateralism in international relations<a style="" href="#_ftn14" name="_ftnref"
    title=""><span class="MsoFootnoteReference" style=""><span style="">[14]</span></span></a>.</span>
  </p>
  <p style="">
    <span lang="EN-GB" style=""><span style="">&nbsp;</span><i style="">“We, based on the shared universal values of democracy and the respect for human rights, rule of law and fundamental freedoms,
    stress our commitment to promote socio-economic development and prosperity, as well as international peace, stability and security. We also derive strength from our traditions of diversity,
    plurality and tolerance. [...] They reaffirm their strong commitment to the settlement of disputes by peaceful means, in accordance with international law, bilateral agreements and the principles
    of the United Nations Charter. In this context, both sides agree to pursue regular contacts, within the framework of the political dialogue, to address security issues of common concern”<a style=
    "" href="#_ftn15" name="_ftnref" title=""><span class="MsoFootnoteReference" style=""><span style="">[15]</span></span></a>.</i></span>
  </p>
  <p style="">
    <span lang="EN-GB" style="">This quotation illustrates the European Union’s action <span style="">plan</span><b style="">.</b></span> <span lang="EN-US" style="">It cannot use the military means.
    In that sens, Europe and India want to put emphasis on their peaceful stances.</span> <span lang="EN-GB" style="">The American realist author Robert Kagan, explains the difference between the USA
    and the European Union by the lack of means on the European side. They are not able to act militarily<a style="" href="#_ftn16" name="_ftnref" title=""><span class="MsoFootnoteReference" style=
    ""><span style="">[16]</span></span></a>. The lack of a military force can explain the difference of politic between the USA and the EU.</span>
  </p>
  <p style="">
    <span lang="EN-GB" style="">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="">
    <b style=""><i style=""><span lang="EN-GB" style=""><span style="">B)<span style="">&nbsp;&nbsp;</span></span></span></i></b> <b style=""><i style=""><span lang="EN-GB" style="">European Union
    and India cooperation</span></i></b>
  </p>
  <p style="">
    <span lang="EN-GB" style="">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="">
    <span lang="EN-GB" style="">The liberalism is based on a same vision of the State’s interests, which tends to a harmonious distribution of power. One of the strongest liberals’ arguments lies in
    the democratic peace theory. The European actions are turned towards “cooperation”.</span> <span lang="EN-US" style="">For example, in the fields of economics, society, environment and
    academic.</span> <span lang="EN-GB" style="">The Lisbon plan is an example of European political action, according to the liberalism theory:</span>
  </p>
  <p style="">
    <i style=""><span lang="EN-GB" style="">“• Priority 1: Contributing to the elimination of poverty by helping communities at risk to</span></i>
  </p>
  <p style="">
    <i style=""><span lang="EN-GB" style="">be better prepared for natural disasters. Action: EC-India Disaster Preparedness Support</span></i>
  </p>
  <p style="">
    <i style=""><span lang="EN-GB" style="">Programme in India, € 10 million.</span></i>
  </p>
  <p style="">
    <i style=""><span lang="EN-GB" style="">• Priority 2: Creating an enabling economic environment. Action: EC–India Trade and</span></i>
  </p>
  <p style="">
    <i style=""><span lang="EN-GB" style="">Investment Development Programme, € 15 million.</span></i>
  </p>
  <p style="">
    <i style=""><span lang="EN-GB" style="">• Priority 3: Supporting civil society. Action: EU-India Think-Tank Network, € 3 million.</span></i>
  </p>
  <p style="">
    <i style=""><span lang="EN-GB" style="">The NIP 2004-2006 consists of:</span></i>
  </p>
  <p style="">
    <i style=""><span lang="EN-GB" style="">• Priority 1: To assist India in eliminating poverty and building its ‘human capital’ Action:</span></i>
  </p>
  <p style="">
    <i style=""><span lang="EN-GB" style="">‘State Partnership for Progress’, € 160 million.</span></i>
  </p>
  <p style="">
    <i style=""><span lang="EN-GB" style="">• Priority 2: Facilitating academic exchanges. Action: EU-India Scholarship Programme, €&nbsp;33 million”<a style="" href="#_ftn17" name="_ftnref" title=
    ""><span class="MsoFootnoteReference" style=""><span style="">[17]</span></span></a>.</span></i>
  </p>
  <p style="">
    <span lang="EN-GB" style="">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="">
    <span lang="EN-GB" style="">On a realist point of view, the European way of cooperation illustrates the fact that the European Union is not able use a hard power. Hanns Maull, considered that the
    European Union cannot be taken into account as a classic power.</span><span lang="EN-US" style="">&nbsp;It exercises its power mostly through the representation of what European Union symbolises
    rather than what it does</span><a style="" href="#_ftn18" name="_ftnref" title=""><span class="MsoFootnoteReference" style=""><span style="">[18]</span></span></a><span lang="EN-GB" style="">.
    The European Union’s foreign policy regarding emerging countries is based on seducing using soft power<a style="" href="#_ftn19" name="_ftnref" title=""><span class="MsoFootnoteReference" style=
    ""><span style="">[19]</span></span></a> unlike the USA.<span style="">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="">
    <span lang="EN-GB" style="">The European Union Foreign policy is based on a liberalism way, because it cannot act following the realism theory. As a conclusion, the European action regarding
    India rise in international relations is a mix between constructivism and liberal theories.</span>
  </p>
  <p style="">
    <span lang="EN-GB" style="">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="">
    <span lang="EN-GB" style="">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="">
    <b style=""><u style=""><span lang="EN-GB" style="">Conclusion</span></u></b>
  </p>
  <p style="">
    <span lang="EN-GB" style="">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="">
    <span lang="EN-GB" style="">USA and Europe faces the international relations evolution resulting from the USSR fall and emerging regional power countries. However, USA and Europe don’t act on a
    common way. They propose different kind of partnership to India, an emerging country. The European Union and the United States do not have the same way of thinking about the emerging countries.
    Means and position in the world can explain thse differences. India is not seen on a same way by the USA r European Union.</span>
  </p>
  <p style="">
    <span lang="EN-GB" style="">For the United States the goal is to convince them to get into the international system and be a balance of power against China’s rise. Whereas the European Union
    defends the international law and a peaceful world based on multipolar relations. That is due to the different position occupied by the United States and the European Union. The USA have to
    defend their hegemon, and a unipolar world, that is not the case of the European Union.</span>
  </p>
  <p style="">
    <span lang="EN-GB" style="">The reason is a difference of means; the USA can use <i style="">“hard power”</i> whereas Europe prefers <i style="">“soft power”.</i> The European Union is following
    the liberalism and the constructivism theory, whereas the USA are following a realist theory due to their position.</span>
  </p>
  <p style="">
    <span lang="EN-GB" style="">As a result, the USA want to integrate and control the rise of India, whereas the European Union wants to participate on common program. The European Union wants also
    to increase it economical relation with India.</span>
  </p>
  <p style="">
    <span lang="EN-GB" style="">In a short term, this partnership will be strengthened to the detriment of the EU/India cooperation. India is not yet strong enough to be able to go alone but can
    prepare itself behind the umbrella of US protection.</span>
  </p>
  <p style="">
    <span lang="EN-GB" style="">India has to choose its own way, and the partnership will show India’s world pretentions.</span>
  </p>
  <p style="">
    <b style=""><i style=""><span lang="EN-GB" style="">&nbsp;</span></i></b>
  </p>
  <p style="">
    <b style=""><i style=""><span lang="EN-GB" style="">&nbsp;</span></i></b>
  </p>
  <p align="right" style="">
    <span style="">&nbsp;</span>
  </p>
  <p align="right" style="">
    <span style="">Par Ludovic Van Egroo</span>
  </p><b style=""><i style=""><span style=""><br clear="all" style=""></span></i></b>
  <p style="">
    <b style=""><span style="">BIBLIOGRAPHY</span></b>
  </p>
  <p style="">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="">
    <i style=""><u style=""><span lang="EN-GB" style="">Books and revue&nbsp;:</span></u></i>
  </p>
  <p style="">
    <span lang="EN-GB" style="">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="">
    - «&nbsp;<i style="">Théories des relations internationales&nbsp;»</i>, Dario Battistella, Presses de sciences po, 2003
  </p>
  <p style="">
    <i style="">- «&nbsp;Paix et guerre entre les nations&nbsp;»</i>, Paris, Calmann-Lévy, 1962.
  </p>
  <p style="">
    <i style=""><span lang="EN-GB" style="">- «&nbsp;Clash of civilization&nbsp;»,</span></i> <span lang="EN-GB" style="">de Samuel Huntington (1996).</span>
  </p>
  <p style="">
    <i style="">- «&nbsp;La Puissance et la Faiblesse&nbsp;»</i>, de Robert Kagan (2003).
  </p>
  <p style="">
    <i style="">- «&nbsp;Choice&nbsp;»,</i> Zbigniew BRZEZINSKI (2002).
  </p>
  <p style="">
    <i style="">- «&nbsp;Stratégie de l’Inde pour le XXIe siècle&nbsp;»</i>&nbsp;; Olivier Guillard, Institut de Stratégie comparée, ed Economica, 2000.
  </p>
  <p style="">
    <span lang="EN-GB" style="">- « Europe and the new balance of global order », H. W. Maull, International Affairs, n° 81, 4, 2005.</span>
  </p>
  <p style="">
    - <i style="">« Inde, Chine à l’assaut du monde, Pascal Gauchon »</i>, Rapport Antheios 2006, Collection Major, ed 2006.
  </p>
  <p style="">
    <span lang="EN-GB" style="">- <i style="">« INDIA AND THE EUROPEAN UNION: THE CHARADE OF A STRATEGIC PARTNERSHIP »,</i> Christophe Jaffrelot, Director of CERI-Sciences Po/CNRS.</span>
  </p>
  <p style="">
    <span lang="EN-GB" style="">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="">
    <i style=""><u style=""><span lang="EN-GB" style="">Web Site&nbsp;:</span></u></i>
  </p>
  <p style="">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="">
    <a href="http://bookshop.europa.eu/uri?target=EUB:NOTICE:NF7205944:EN:HTML" style="">http://bookshop.europa.eu/uri?target=EUB:NOTICE:NF7205944:EN:HTML</a>&nbsp;: official documents from European
    commission.
  </p>
  <p style="">
    <a href="http://www.ipcs.org/India.jsp" style=""><span lang="EN-GB" style="">http://www.ipcs.org/India.jsp</span></a> <span lang="EN-GB" style="">: Institut of Peace and Conflict
    Studies.<span style="">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="">
    <a href="http://www.bridge-mag.com/" style=""><span lang="EN-GB" style="">http://www.bridge-mag.com</span></a><span lang="EN-GB" style="">&nbsp;:</span>
  </p>
  <p style="">
    <a href="http://www.hcss.nl/" style=""><span lang="EN-GB" style="">http://www.hcss.nl</span></a><span lang="EN-GB" style="">&nbsp;: the Hague Center for Strategic Studies.</span>
  </p>
  <p style="">
    <span lang="EN-GB" style=""><a href="http://www.worldpoliticsreview.com/" style="">http://www.worldpoliticsreview.com/</a> : Globalization's New Logic: the Rise of Developing-World
    Multinationals, Simon Roughneen | 07 May 2008</span>
  </p>
  <p style="">
    <span lang="EN-GB" style=""><a href="http://www.foreignaffairs.org/" style="">http://www.foreignaffairs.org</a> : foreign affairs’ newspaper.</span>
  </p>
  <p style="">
    <span lang="EN-GB" style=""><a href="http://www.worldsecurityinstitute.org/" style="">http://www.worldsecurityinstitute.org/</a></span>
  </p>
  <p style="">
    <span lang="EN-GB" style="">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="">
    <span lang="EN-GB" style="">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="">
    <i style=""><u style=""><span lang="EN-GB" style="">Official documents :</span></u></i>
  </p>
  <p style="">
    <span lang="EN-GB" style="">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="">
    <span lang="EN-GB" style="">- INDIA Country Strategy Paper, 2007 – 2013, from European Commission.</span>
  </p>
  <p style="">
    - EU-INDIA JOINT PRESS COMMUNIQUE, Marseille, 29 September 2008.
  </p>
  <p style="">
    <span lang="EN-GB" style="">- Fifth India-EU Summit, The Hague, 8 November 2004, Joint Press Statement.</span>
  </p>
  <p style="">
    - <i style="">«&nbsp;Le traité de lisbonne et l'action extérieure de l'union européenne&nbsp;»,</i> Federico Santopinto GRIP Groupe de Recherche et d’information sur la paix et la sécurité
    2007/05.
  </p>
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    "">http://www.state.gov/p/sca/</a> , USA departement of states website.</span>
  </p>
  <p style="">
    <span lang="EN-GB" style="">- Secretary's Travel to India, New Delhi, India, Secretary Rice (Oct. 4). <a href="http://www.state.gov/p/sca/" style="">http://www.state.gov/p/sca/</a> , USA
    departement of states website.</span>
  </p>
  <p style="">
    <span lang="EN-GB" style="">&nbsp;</span>
  </p>
  <div style="">
    <br clear="all" style="">
    <hr align="left" size="1" width="33%" style="">
    <div style="" id="ftn">
      <p class="MsoFootnoteText" style="">
        <a style="" href="#_ftnref" name="_ftn1" title=""><span class="MsoFootnoteReference" style=""><span style="">[1]</span></span></a> <span lang="EN-GB" style="">The New New World Order, Daniel
        W. Drezner From Foreign Affairs, March/April 2007, Goldman Sach.</span>
      </p>
    </div>
    <div style="" id="ftn">
      <p class="MsoFootnoteText" style="">
        <a style="" href="#_ftnref" name="_ftn2" title=""><span class="MsoFootnoteReference" style=""><span style="">[2]</span></span></a> <span lang="EN-GB" style="">The New New World Order, Daniel
        W. Drezner From Foreign Affairs, March/April 2007.</span>
      </p>
    </div>
    <div style="" id="ftn">
      <p class="MsoFootnoteText" style="">
        <a style="" href="#_ftnref" name="_ftn3" title=""><span class="MsoFootnoteReference" style=""><span style="">[3]</span></span></a> <span lang="EN-GB" style="">The New New World Order, Daniel
        W. Drezner From Foreign Affairs, March/April 2007</span>
      </p>
    </div>
    <div style="" id="ftn">
      <p class="MsoFootnoteText" style="">
        <a style="" href="#_ftnref" name="_ftn4" title=""><span class="MsoFootnoteReference" style=""><span style="">[4]</span></span></a> <span style=""><span lang="EN-GB" style="">Secretary's
        Travel to India, New Delhi, India, Secretary Rice (Oct. 4). <a href="http://www.state.gov/p/sca/" style="">http://www.state.gov/p/sca/</a> , USA departement of states website.</span></span>
      </p>
    </div>
    <div style="" id="ftn">
      <p class="MsoFootnoteText" style="">
        <a style="" href="#_ftnref" name="_ftn5" title=""><span class="MsoFootnoteReference" style=""><span style="">[5]</span></span></a> <span style=""><span lang="EN-GB" style="">The New New World
        Order, Daniel W. Drezner From Foreign Affairs, March/April 2007</span></span>
      </p>
    </div>
    <div style="" id="ftn">
      <p class="MsoFootnoteText" style="">
        <a style="" href="#_ftnref" name="_ftn6" title=""><span class="MsoFootnoteReference" style=""><span style="">[6]</span></span></a> <span style=""><span lang="EN-GB" style="">America's
        Strategic Opportunity With India The New U.S.-India Partnership R. Nicholas Burns From Foreign Affairs, November/December 2007</span></span>
      </p>
    </div>
    <div style="" id="ftn">
      <p class="MsoFootnoteText" style="">
        <a style="" href="#_ftnref" name="_ftn7" title=""><span class="MsoFootnoteReference" style=""><span style="">[7]</span></span></a> <span style=""><span lang="EN-GB" style=""><a href=
        "http://www.foreignaffairs.org/" style="">http://www.foreignaffairs.org/</a> Condolezza Rice declaration</span></span>
      </p>
    </div>
    <div style="" id="ftn">
      <p class="MsoFootnoteText" style="">
        <a style="" href="#_ftnref" name="_ftn8" title=""><span class="MsoFootnoteReference" style=""><span style="">[8]</span></span></a> <span style=""><span lang="EN-GB" style="">The New New World
        Order, Daniel W. Drezner From Foreign Affairs, March/April 2007</span></span>
      </p>
    </div>
    <div style="" id="ftn">
      <p class="MsoFootnoteText" style="">
        <a style="" href="#_ftnref" name="_ftn9" title=""><span class="MsoFootnoteReference" style=""><span style="">[9]</span></span></a> <span lang="EN-GB" style="">America's Strategic Opportunity
        With India The New U.S.-India Partnership R. Nicholas Burns From Foreign Affairs, November/December 2007.</span>
      </p>
    </div>
    <div style="" id="ftn">
      <p class="MsoFootnoteText" style="">
        <a style="" href="#_ftnref" name="_ftn10" title=""><span class="MsoFootnoteReference" style=""><span style="">[10]</span></span></a> <span style=""><span lang="EN-GB" style="">The New New
        World Order, Daniel W. Drezner From Foreign Affairs, March/April 2007</span></span>
      </p>
    </div>
    <div style="" id="ftn">
      <p class="MsoFootnoteText" style="">
        <a style="" href="#_ftnref" name="_ftn11" title=""><span class="MsoFootnoteReference" style=""><span style="">[11]</span></span></a> EU-INDIA JOINT PRESS COMMUNIQUE, Marseille, 29 September
        2008.
      </p>
    </div>
    <div style="" id="ftn">
      <p class="MsoFootnoteText" style="">
        <a style="" href="#_ftnref" name="_ftn12" title=""><span class="MsoFootnoteReference" style=""><span style="">[12]</span></span></a> <i style="">«&nbsp;Le traité de lisbonne et l'action
        extérieure de l'union européenne&nbsp;»,</i> Federico Santopinto GRIP Groupe de Recherche et d’information sur la paix et la sécurité 2007/05.
      </p>
    </div>
    <div style="" id="ftn">
      <p class="MsoFootnoteText" style="">
        <a style="" href="#_ftnref" name="_ftn13" title=""><span class="MsoFootnoteReference" style=""><span style="">[13]</span></span></a> <span lang="EN-GB" style="">THE INDIA-EU STRATEGIC
        PARTNERSHIP, JOINT ACTION PLAN</span>
      </p>
    </div>
    <div style="" id="ftn">
      <p class="MsoFootnoteText" style="">
        <a style="" href="#_ftnref" name="_ftn14" title=""><span class="MsoFootnoteReference" style=""><span style="">[14]</span></span></a> <i style="">«&nbsp;Stratégie de l’Inde pour le XXIe
        siècle&nbsp;»</i>&nbsp;; Olivier Guillard, Institut de Stratégie comparée, ed Economica, 2000.
      </p>
    </div>
    <div style="" id="ftn">
      <p class="MsoFootnoteText" style="">
        <a style="" href="#_ftnref" name="_ftn15" title=""><span class="MsoFootnoteReference" style=""><span style="">[15]</span></span></a> <span lang="EN-GB" style=""><a href=
        "http://www.delind.ec.europa.eu/en/political_dialogue/summits/first/joint_declaration.htm" style=""><span lang="FR" style=
        "">http://www.delind.ec.europa.eu/en/political_dialogue/summits/first/joint_declaration.htm</span></a></span> Sommet de Lisbone 2000
      </p>
    </div>
    <div style="" id="ftn">
      <p class="MsoFootnoteText" style="">
        <a style="" href="#_ftnref" name="_ftn16" title=""><span class="MsoFootnoteReference" style=""><span style="">[16]</span></span></a> <i style="">«&nbsp;La Puissance et la
        Faiblesse&nbsp;»</i>, de Robert Kagan (2003).
      </p>
    </div>
    <div style="" id="ftn">
      <p class="MsoFootnoteText" style="">
        <a style="" href="#_ftnref" name="_ftn17" title=""><span class="MsoFootnoteReference" style=""><span style="">[17]</span></span></a> <span style=""><span lang="EN-GB" style="">Fifth India-EU
        Summit, The Hague, 8 November 2004, Joint Press Statement.</span></span>
      </p>
    </div>
    <div style="" id="ftn">
      <p style="">
        <a style="" href="#_ftnref" name="_ftn18" title=""><span class="MsoFootnoteReference" style=""><span style="">[18]</span></span></a> <span lang="EN-GB" style="">H. W. Maull, « Europe and the
        new balance of global order »,</span> <i style=""><span lang="EN-GB" style="">International Affairs</span></i><span lang="EN-GB" style="">, n° 81, 4, 2005.</span>
      </p>
    </div>
    <div style="" id="ftn">
      <p class="MsoFootnoteText" style="">
        <a style="" href="#_ftnref" name="_ftn19" title=""><span class="MsoFootnoteReference" style=""><span style="">[19]</span></span></a><i style="">«&nbsp;La Puissance et la Faiblesse&nbsp;»</i>,
        de Robert Kagan (2003).&nbsp;
      </p>
    </div>
  </div><!--EndFragment-->]]></description>
        <pubDate>Mon, 18 May 2009 23:25:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.cercle-eris.com/article-31594400.html</guid>
                <category>Asie</category>        <comments>http://www.cercle-eris.com/article-31594400-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Les cartes du Cercle Éris: Attentats au Pakistan]]></title>
        <link>http://www.cercle-eris.com/article-31593808.html</link>        <description><![CDATA[<a onclick="window.open(this.href); return false;" href="http://idata.over-blog.com/2/26/84/13/Carte-Pakistan-attentats.jpg"><img src=
  "http://idata.over-blog.com/2/26/84/13/Carte-Pakistan-attentats.jpg" class="CtreTexte" height="375" width="500"></a><br>
  <img src="http://idata.over-blog.com/2/26/84/13/lgende-carte-pakistan.jpg" class="CtreTexte" height="512" width="640">
  <p>
    <strong><span style="text-decoration: underline;">Commentaires&nbsp;:</span></strong>
  </p>
  <p>
    <em>Cette carte et analyse est en complément du précédent sujet&nbsp;:</em> <a title="Quelle relation pour l'Inde et le Pakistan ?" href=
    "http://www.cercle-eris.org/article-30640707.html"><em>Quelle relation pour l'Inde et le Pakistan ?</em></a> <em>&nbsp;</em><em>de</em> <em>Romain</em> <em>METHIVIER.</em> <em>En réalisant cette
    carte j'ai cherché à analyser l'évolution des attentats orchestrés au Pakistan et en Afghanistan depuis le début de l'année 2008 qui a conduit au retrait des forces Pakistanaises de la région du
    Swâh. Il s'agit de mettre en avant l'évolution de la situation et plus particulièrement la progression des Talibans et leurs associer pakistanais et ainsi mettre en évidence leur stratégie.</em>
  </p>
  <p>
    On peut observer une progression des attentats revendiqués par les talibans s'attaquant directement au pouvoir central à Islamabad en se rapprochant de la capitale comme le font les Talibans en
    Afghanistan.
  </p>
  <p>
    Les cibles géographiques des attentats évoluent. Entre 2008 et 2009, au début l'Afghanistan était la cible en 2008 dans les principales villes d'Afghanistan (Herat, Kaboul, Kandahâr). Au Pakistan
    les cibles étaient le centre du Pakistan et la région du Swâh. Depuis le début de l'année 2009, les attentats sont tournés vers Islamabad et la région de Bannu (au sud des régions tribales).
    Après le contrôle de la région du Swâh, dans laquelle les islamistes ont obtenu l'établissement de la Sharia de la part du gouvernement A. Bhutto, la progression des talibans et leurs associés
    Pakistanais est inexorables et vise à prendre le pouvoir au Pakistan face à la pression des forces de l'OTAN en Afghanistan. Aussi convient-il d'analyser les modes opératoires et les cibles
    choisies. Ces attentats généralement, des attentats suicides étendent leur champ géographique vers les capitales&nbsp; du Pakistan mais aussi d'Afghanistan. Il s'agit là, d'établir l'insécurité
    et de contester l'autorité du gouvernement associé aux Etats-Unis et aux forces occidentales.
  </p>
  <p>
    La seconde évolution depuis 2008, est celle des cibles des attentats. Les talibans pakistanais en deux ans ont ciblé à deux reprises des symboles des Etats voisins&nbsp;; tout d'abord l'assaut
    kamikaze de Mumbai le 26/11/08 puis l'assaut contre l'équipe de criquet Sri Lankaise. Les islamistes en s'attaquant aux symboles des Etats voisins (le Criquet est le sport national dans ces Pays
    du Commonwealth et la ville économique de l'Inde), l'objectif semble d'isoler les autorités du Pakistan en place du soutien de ses pays voisins. Contre les symboles des Etats étrangers il s'agit
    d'avantage d'assauts à tendance kamikaze que d'attentats suicides. Par ce mode d'action différent il s'agit de mettre à profit les oppositions entre le Pakistan et ses Etats voisins. En
    effectuant des assauts, il s'agit d'associer ces attaques à des actes de guerres en bonne et due forme.
  </p>
  <p>
    Les actions des islamistes semblent de vouloir couper le Pakistan de ses soutiens politiques régionaux, tout en exportant le conflit en Afghanistan au Pakistan. Le Pakistan et l'allié des
    Etats-Unis et les zones tribales sont le lieu de transit des renforts et ravitaillement pour les troupes de l'OTAN. Déstabiliser le Pakistan équivaut à couper les troupes de l'OTAN de tout
    renfort (bien que les Etats-Unis négocient le transit des vivres et matériels civiles par la Russie et peut-être à l'avenir à partir de la Turquie). Le conflit devait donc naturellement se
    dérouler à la frontière pakistanaise et le pouvoir du Pakistan devenir une cible privilégiée. Actuellement, les forces légales pakistanaises ont opéré une offensive afin de repousser les assauts
    et l'ingérence progressive des islamistes dans le pays.
  </p>
  <p>
    La victoire des forces de l'OTAN en Afghanistan passe à présent par une victoire au Pakistan. Cependant dans ce conflit les Etats-Unis ne peuvent aider ouvertement les forces pakistanaises car
    leur présence sur le sol pakistanais est loin d'être appréciée par la population locale.
  </p>
  <p>
    Les Etats-Unis sont par ailleurs inquiets de l'éventuelle victoire des islamistes au Pakistan, ce pays disposant de l'arme atomique, unique bombe nucléaire détenue officiellement par un pays
    musulman.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p><br>]]></description>
        <pubDate>Mon, 18 May 2009 23:07:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.cercle-eris.com/article-31593808.html</guid>
                <category>Asie</category>        <comments>http://www.cercle-eris.com/article-31593808-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Drogue, conflits et politique en Afghanistan: savant mélange?]]></title>
        <link>http://www.cercle-eris.com/article-30643405.html</link>        <description><![CDATA[<p align="center">
    <span style="color: #0000ee; text-decoration: underline;"><a onclick="window.open(this.href); return false;" href="http://idata.over-blog.com/2/26/84/13//images-1.jpeg"><img src=
    "http://idata.over-blog.com/2/26/84/13/images-1.jpeg" class="noAlign" height="93" width="124"></a></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;C’est à partir des conflits qui se sont déroulés autour de l’Afghanistan depuis les années 70 que l’on sait que les différents groupes de résistance, tant opposés aux soviétiques qu’aux
    américains, ont utilisé et utilisent encore la drogue, et notamment l’opium, comme source de financement à leurs activités.
  </p>
  <p>
    1979 marque indéniablement un tournant en ce qui concerne cette relation entre le combat contre l’oppresseur étranger en Afghanistan, et l’argent de la drogue, avec l’invasion soviétique du pays
    dans le but d’étendre un communisme qui commence à s’essouffler à la fin des années 70.
  </p>
  <p>
    On comprend alors que la résistance afghane à ses débuts, dirigée contre l’envahisseur soviétique, a eu besoin de sources de financement relativement importantes afin de pouvoir s’organiser,
    enrôler des effectifs, acheter des armes. C’est avec l’aide d’intermédiaires venus d’Arabie, du Pakistan, ainsi que des Etats-Unis (ennemi idéologique par excellence des soviétiques et déterminé
    d’autant plus à agir après que ces derniers ont déclenché la «&nbsp;guerre fraîche&nbsp;»), que la résistance afghane va se construire, et où l’argent de la drogue va permettre de donner un
    avantage décisif aux combattants moudjahiddines afghans.
  </p>
  <p>
    A la fin des années 80, les russes se retirent définitivement d’Afghanistan. On voit alors dans le même temps les Etats-Unis se désengager subitement dans leurs aides à la résistance afghane, qui
    est donc laissée à elle-même pour gérer un pays ruiné par près de 10 ans de combats acharnés.
  </p>
  <p>
    La solution de repli pour les moudjahiddines au pouvoir à Kaboul pour lutter contre les insuffisances économiques du pays va vite être choisie&nbsp;: le but est d’intensifier la production de
    pavots à opium dans les campagnes afghanes, afin de dégager des profits juteux et à très court terme.
  </p>
  <p>
    Se développe donc réellement une véritable organisation de production et de transformation de l’opium en Afghanistan au début des années 90.
  </p>
  <p>
    Malgré les retombées économiques d’une telle activité, sur laquelle le pouvoir central ferme les yeux en échange d’une part fixée, le pouvoir politique à Kaboul reste fragile, et commence à
    partir de 1994 à souffrir du développement d’une opposition se revendiquant de l’islam radical&nbsp;: c’est la montée en puissance des talibans, dont la popularité devient importante dans le
    milieu rural afghan.
  </p>
  <p>
    En 1996, c’est la chute du régime moudjahiddine modéré, lequel est contraint de se retirer au nord-est du pays.
  </p>
  <p>
    L’Afghanistan passe alors sous le contrôle des factions talibanes, qui imposent une lecture très stricte et rigoureuse à l’extrême du Coran.
  </p>
  <p>
    Pourtant la production d’opium ne s’en trouve pas affectée, bien au contraire. Les talibans profitent donc à leur tour des retombées économiques de l’opium, ce qui a pour effet de renforcer
    davantage leur assise sur le pays.
  </p>
  <p>
    Comme on le sait, les attentats du 11 septembre 2001 vont changer la donne, avec la mise en accusation d’Oussama Ben Laden comme planificateur et argentier des attentats, ainsi que du régime
    taleban, suspecté de les avoir mis sur pied.
  </p>
  <p>
    L’intervention américaine en 2001, accompagnée de celle de l’OTAN, arrive alors que les exportations illicites d’opium d’origine afghane battent leur plein, faisant de l’Afghanistan au début des
    années 2000 de loin le premier exportateur mondial d’opium et de ses dérivés.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <strong>Les premières utilisations de la drogue comme facteur de financement des conflits en Afghanistan (1979-1992)</strong>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    1979 et l’invasion soviétique ont contraint les combattants afghans, au départ désorganisés, à reculer jusqu’en territoire pakistanais. Les moudjahiddines ont pu trouver refuge en territoire
    pakistanais, dont le pouvoir central de type autoritaire est dirigé par le général <em>Zia</em>, et est allié aux Etats-Unis.
  </p>
  <p>
    La relation d’amitié entre le Pakistan et les Etats-Unis va être d’une grande importance dans la construction de la résistance afghane, car les Etats-Unis y envoient des armes, des aides
    financières, ainsi que des formateurs, notamment de la CIA (opération «&nbsp;Cyclone&nbsp;»).
  </p>
  <p>
    Il va ainsi se développer une collaboration active entre la CIA et l’ISI (InterServices Intelligence) pakistanais, qui vont organiser la reconquête de l’Afghanistan avec les combattants
    moudjahiddines, et former ces derniers à des techniques bien particulières.
  </p>
  <p>
    Une des techniques enseignées aux moudjahiddines était notamment l’autofinancement des conflits, notamment à travers l’argent de la drogue.
  </p>
  <p>
    En effet afin de pérenniser l’action des combattants afghans à terme contre l’envahisseur soviétique, la drogue est entrée en ligne de compte dans le financement des activités militaires des
    moudjahiddines.
  </p>
  <p>
    Etant donné que le Pakistan était déjà producteur de pavot à opium sur son territoire, les moudjahiddines ont commencé à faire commerce de l’opium, dont l’exportation leur a permis de retirer des
    profits très juteux et rapides.
  </p>
  <p>
    Au fur et à mesure de la reconquête du territoire afghan par les moudjahiddines, aidés de la CIA et de l’ISI, ceux-ci ont développé la culture de l’opium au sein du territoire afghan, afin de
    bénéficier de toujours plus de retombées économiques pour financer leur combat.
  </p>
  <p>
    Cette technique de financement de conflit a fini par payer, car les soviétiques abandonnent les combats à la fin des années 80, affaiblis par 10 ans de combats dans les montagnes afghanes, et à
    cause également d’un pouvoir politique qui s’érode à Moscou.
  </p>
  <p>
    Dès lors les moudjahiddines de l’Armée Islamique s’installent à Kaboul en avril 1992, où <em>Burhanuddin Rabbani</em> devient président par intérim, et Ahmad Shah Massoud est nommé Ministre de la
    Défense.
  </p>
  <p>
    Ce gouvernement doit composer avec un pays ravagé par les combats, et doit surtout trouver des sources de financement pour relancer l’économie du pays. Etant donné l’ampleur qu’ont prises les
    activités de production et de transformation de l’opium en Afghanistan durant les combats, le nouveau gouvernement accepte de fermer les yeux sur ce qui devient alors l’une des principales
    productions des paysans afghans, en échange d’un pourcentage qui revient à l’Etat afghan. L’Afghanistan devient alors le fer de lance de ce qu’on appelle le «&nbsp;Croissant d’or&nbsp;»,
    c’est-à-dire la zone regroupant l’Iran, l’Afghanistan et le Pakistan, reconnue pour être l’une des principales zones de production et de transformation des produits opiacés dans le monde.
  </p>
  <p>
    Au niveau politique pourtant, les choses se compliquent en Afghanistan à partir de 1994, car apparaissent des dissensions entre les membres moudjahiddines du gouvernement, ainsi qu’une opposition
    armée des anciens chefs de guerre qui avaient lutté contre les soviétiques.
  </p>
  <p>
    C’est notamment à ce moment que commence la lutte entre les moudjahiddines modérés issus du parti <em>Jamiat Islami</em>, et les moudjahiddines fondamentalistes emmenés par <em>Gulbuddin
    Hekmatyar</em>, dont certains formeront le mouvement taliban.
  </p>
  <p>
    Dès lors, il s’installe en Afghanistan une guerre civile pour l’obtention du pouvoir politique, qui se double également d’une lutte pour le contrôle de la production d’opium du pays.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <strong>D’une utilisation à des fins militaires à un facteur de survie politique&nbsp;: l’opium afghan (1992-2001).</strong>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    A partir de 1994, la situation politique à Kaboul devient très rapidement chaotique, avec l’arrivée de moudjahiddines fondamentalistes au sein du gouvernement, et qui remettent en cause le
    pouvoir établi depuis 1992.
  </p>
  <p>
    La branche fondamentaliste des moudjahiddines, qui trouve ses origines principalement dans le milieu rural afghan, en profite également pour armer de nombreux seigneurs de guerre dans les
    provinces afghanes, qui vont venir ébranler davantage le pouvoir central.
  </p>
  <p>
    Cette lutte intestine dans les provinces fait progressivement apparaître le mouvement taliban, qui utilise sa popularité dans le milieu rural et sa volonté de changer le pays pour semer le chaos
    à Kaboul. Cette popularité s’accompagne également du soutien notoire de l’armée pakistanaise, qui souhaite comme les talibans une stabilisation de l’Afghanistan de peur que les troubles
    politiques du pays de s’étendent à ses voisins.
  </p>
  <p>
    De plus, les factions talibanes parviennent petit à petit à prendre le contrôle des productions d’opiacés dans le pays, lesquelles sont alors indispensables pour financer leurs activités de lutte
    armée.
  </p>
  <p>
    En septembre 1996, les talibans prennent Kaboul et instaurent une dictature fondamentaliste en Afghanistan, avec pour chef charismatique le mollah <em>Omar</em>. Ceux-ci prennent directement des
    mesures politiques draconiennes pour stabiliser le pays, et imposent une lecture de l’Islam très rigoureuse afin de contrôler la population.
  </p>
  <p>
    Pour financer les activités du régime, les talibans doivent s’en remettre à leur tour aux retombées économiques juteuses de l’opium, et développent la culture du pavot à opium encore davantage,
    ainsi que les laboratoires qui permettent de produire les dérivés de l’opium, parmi lesquels l’héroïne, le long de la frontière avec le Pakistan.
  </p>
  <p>
    Le régime taliban s’impose alors comme seul maître de l’Afghanistan étant donné son emprise sur la politique et l’économie du pays, alors que les moudjahiddines modérés de l’Alliance du Nord,
    dirigés par <em>Ahmad Shah Massoud</em> sont réfugiés au nord-est du pays. La drogue devient alors en Afghanistan un instrument de survie politique pour les talibans, car d’un autre côté le pays
    s’appauvrit à l’extrême, et une partie de la population fuit vers le Pakistan, l’Iran ou les républiques d’Asie centrale pour échapper à l’emprise religieuse fondamentaliste du régime et aux
    persécutions.
  </p>
  <p>
    En 2000, le chef spirituel des talibans, le mollah <em>Omar</em>, décrète cependant dans un texte officiel que la production de drogue est contraire aux principes fondamentaux de l’Islam.
  </p>
  <p>
    Commence alors une vague de persécutions contre les paysans producteurs d’opium dans tout le pays, qui cache en fait un renforcement du contrôle par les talibans des ressources en opiacés pour
    accroître les pourcentages perçus par le pouvoir central sur les exportations illicites d’opium et d’héroïne.
  </p>
  <p>
    C’est sans aucun doute une large part de ces profits de la drogue, en plus de ceux qui ont été fournis par <em>Al Qaeda</em>, qui a servi à financer les <em>madrasas</em> (écoles coraniques
    radicales) en Afghanistan et au Pakistan, ainsi que les camps d’entraînements talibans qui ont formé en partie les auteurs des attentats de 2001.
  </p>
  <p>
    La drogue en Afghanistan n’a donc pas forcément servi qu’à maintenir en place le régime taliban à Kaboul, mais également à financer les activités terroristes qui ont permis de faire le lien entre
    les talibans et l’organisation <em>Al Qaeda</em>, à travers notamment les attentats du 11 septembre 2001.
  </p>
  <p>
    Même si 2001 a sonné le glas pour le régime fondamentaliste en Afghanistan, il n’en demeure pas moins qu’Al Qaeda a continué à revendiquer des attentats, comme ceux de Madrid en 2003 ou de
    Londres en 2005, et que les liens entre drogue et pouvoir politique en Afghanistan subsistent encore, malgré la présence des troupes de l’OTAN dans le pays.
  </p>
  <p>
    <strong>L’Afghanistan peut-il se développer en dehors de la narco-économie&nbsp;?</strong>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    L’Afghanistan demeure encore aujourd’hui un des pays inscrits dans la catégorie «&nbsp;quart-monde&nbsp;», car les traces des différents régimes politiques chaotiques et des guerres civiles
    depuis une trentaine d’années ont fait de ce pays un champ de ruines qui commence seulement maintenant à se reconstruire.
  </p>
  <p>
    La population essentiellement rurale demeure pauvre à l’extrême aujourd’hui, et sa principale source de revenu reste encore la production d’opium, car les revenus dégagés par ce produit sont
    nettement plus élevés que n’importe quel autre produit d’origine agricole, comme le blé ou le maïs.
  </p>
  <p>
    La question est donc de savoir si l’Afghanistan peut être amené à court ou moyen terme à se développer sans la narco-économie, car celle-ci reste une activité très importante dans le pays, qui
    arrose par ses retombées non seulement la population, mais aussi et encore le pouvoir politique. Il s’agit d’un défi qui est posé ici pour les perspectives de développement économique de
    l’Afghanistan, car si on peut constater que depuis l’intervention de l’OTAN dans le pays le pouvoir politique tend à se stabiliser avec l’influence occidentale, on peut se demander ce qu’il
    advient des perspectives économiques dans cette phase de stabilisation.
  </p>
  <p>
    Cet enjeu constitue indéniablement une des principales interrogations des acteurs sur place, et en particulier les organisations non gouvernementales présentes dans le pays. Une solution, s’il
    s’en dégage une, sera de trouver une stratégie de substitution à la production de drogue comme moteur économique du pays, ce qui risque d’être un long processus.<br>
    <br>
    &nbsp;&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;
    &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;
    &nbsp; Par Charles Réveillard&nbsp;
  </p><!--EndFragment-->]]></description>
        <pubDate>Sat, 25 Apr 2009 00:20:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.cercle-eris.com/article-30643405.html</guid>
                <category>Asie</category>        <comments>http://www.cercle-eris.com/article-30643405-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Quelle relation pour l'Inde et le Pakistan ?]]></title>
        <link>http://www.cercle-eris.com/article-30640707.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: center;">
    <b>Une coopération indo-pakistanaise est-elle possible?</b>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    <br>
    C'est un procès pas comme les autres qui s'est ouvert jeudi 16 avril 2009 à Bombay, celui <a href="http://www.liberation.fr/monde/1101212-nuit-d-horreur-a-bombay:i-6" target="_blank">des
    attentats qui ont frappé la capitale économique indienne du 26 novembre</a> au 29 novembre 2008. 174 morts, des centaines de blessés, dix terroristes, un seul accusé<a name="_ednref1" href=
    "http://srv05.admin.over-blog.com/_tiny_mce/plugins/paste/blank.htm#_edn1">[1]</a>. Mohammad Ajmal Amir Iman alias «Kasab» est, en effet, soupçonné d'être le seul survivant du groupe de dix
    hommes qui ont perpétré les attaques dans toute la ville. M. Iman, 21 ans, est inculpé "d'actes de guerre" contre l'Inde, de "meurtres et de tentatives de meurtres et de violation de la
    législation sur les armes et les explosifs". Il encourt la peine de mort pour ce que la presse a surnommé le "11-Septembre de l'Inde"<a name="_ednref2" href=
    "http://srv05.admin.over-blog.com/_tiny_mce/plugins/paste/blank.htm#_edn2">[2]</a>. Mais derrière le procès du jeune homme se dessine celui de <a href=
    "http://www.liberation.fr/monde/0101319151-bombay-le-pakistan-passe-aux-aveux" target="_blank">la responsabilité du Pakistan</a>. Le procureur spécial, M. Nikam, affirme que la précision de ces
    attentats suggère l'implication de professionnels du renseignement au Pakistan<a name="_ednref3" href="http://srv05.admin.over-blog.com/_tiny_mce/plugins/paste/blank.htm#_edn3">[3]</a>.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Cette brûlante actualité maintient un climat de doute quant à un éventuel apaisement des tensions politiques et diplomatiques entre ces deux frères ennemis. Pour autant, tout espoir n'est pas
    perdu! Trois hypothèses de résolution doivent être mentionnées...
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Si l'Afghanistan est instrumentalisé en tant que catalyseur d'une volonté commune aux deux Etats, l'appui de certaines grandes puissances internationales est aussi susceptible d'orienter la
    résolution du conflit indopakistanais. Enfin, cette problématique doit être observée sous un angle plus pragmatique, par la relance des échanges commerciaux et énergétiques.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <b><span style="text-decoration: underline;"><br>
    I. L'instrumentalisation de l'Afghanistan</span></b>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    L'Afghanistan est un levier potentiel majeur dans l'amélioration du conflit indo-pakistanais, notamment sous l'angle de la lutte anti-terroriste.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <em>&nbsp;</em>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <b><em>A. Une lutte anti-terroriste commune, comme angle d'approche au conflit</em></b>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Dès l'indépendance de l'Inde britannique (1947), le Cachemire devient une source permanente de tensions entre l'Inde et le Pakistan donnant lieu à des conflits armés et des attentats<a name=
    "_ednref4" href="http://srv05.admin.over-blog.com/_tiny_mce/plugins/paste/blank.htm#_edn4">[4]</a>. Cette situation a facilité l'apparition de groupements extrémistes tels que le Lashkar-e-Taiba
    (LeT)<a name="_ednref5" href="http://srv05.admin.over-blog.com/_tiny_mce/plugins/paste/blank.htm#_edn5">[5]</a>. L'objectif principal de cette organisation est la création d'un Etat islamique
    indépendant.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Les attentats de Bombay n'ont fait que raviver les haines du conflit du cachemire et ont montré la fragilité des relations Pakistan-Inde face au mouvement du LeT. De plus, à l'origine,
    l'organisation LeT fut en partie créé pour participer au conflit Moudjahid contre le régime de Nadjibullah en Afghanistan (1992)<a name="_ednref6" href=
    "http://srv05.admin.over-blog.com/_tiny_mce/plugins/paste/blank.htm#_edn6">[6]</a>. Par la suite, le mouvement s'est créé des liens avec les Talibans (certains cadres du mouvement sont afghans)
    puis avec le mouvement terroriste d'Oussama Ben Laden, Al-Qaida. En effet, lors de sa capture en avril 2001 le long de la frontière afghano-pakistanaise, Khalid Abdullah Mishal Thamer Al Mutayri
    (né au Koweït) aurait avoué l'aide apportée par le LeT à son groupe Taliban.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <a onclick="window.open(this.href); return false;" href="http://idata.over-blog.com/2/26/84/13/1.jpg"><img width="300" src="http://idata.over-blog.com/2/26/84/13/1.jpg" height="195" class=
    "CtreTexte"></a><br>
    <br>
    Un espoir de dénouement du conflit peut être envisagé par le biais de la lutte contre les mouvements terroristes en Afghanistan. En effet:
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    D'une part, Barack Obama fait de la lutte antiterroriste en Afghanistan une de ses priorités. Dans ce but, un apaisement des relations indo pakistanaise est nécessaire. Cela permettrait de
    faciliter la lutte contre les talibans pakistanais qui combattent et s'entraînent en Afghanistan. Les analystes observent une mutation du mouvement Taliban avec une augmentation significative de
    combattants en provenance du Pakistan. Barack Obama prône à ce sujet d'en « finir avec la politique afghane d'Islamabad et son cortège de groupes islamiques supplétifs »<a name="_ednref7" href=
    "http://srv05.admin.over-blog.com/_tiny_mce/plugins/paste/blank.htm#_edn7">[7]</a>.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    D'autre part, l'Inde et le Pakistan ont un intérêt commun dans cette démarche ; cela permettrait à l'Inde de diminuer le risque d'attaques terroristes sur son territoire et de réduire les
    tensions inhérentes à la région du Cachemire attisées et instrumentalisées par certains groupes terroristes, notamment le LeT<a name="_ednref8" href=
    "http://srv05.admin.over-blog.com/_tiny_mce/plugins/paste/blank.htm#_edn8">[8]</a>. De plus, cela permettrait au Pakistan d'asseoir son régime démocratique et de rester en bon terme avec les
    Etats-Unis, facteur de pression et d'aides financières importantes<a name="_ednref9" href="http://srv05.admin.over-blog.com/_tiny_mce/plugins/paste/blank.htm#_edn9">[9]</a>.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Le conflit du Cachemire a forcé le Pakistan et l'Inde à créer une armée conventionnelle soutenue par la fonction dissuasive de leurs armes nucléaires (acquises respectivement en 1998 et 1974). La
    montée du terrorisme au Pakistan et en Inde force ces deux puissances à revoir leur stratégie de défense vers un combat centré sur des opérations anti-terroristes et de lutte antiguérilla. De ce
    fait, François Raffenne<a name="_ednref10" href="http://srv05.admin.over-blog.com/_tiny_mce/plugins/paste/blank.htm#_edn10">[10]</a> lance la piste d'une coopération plus approfondie entre l'Inde
    et le Pakistan concernant l'entraînement à ce nouveau type de combat. L'Inde est reconnue, particulièrement par les Etats Unis, comme une ressource majeure d'expertise sur la lutte
    anti-terroriste<a name="_ednref11" href="http://srv05.admin.over-blog.com/_tiny_mce/plugins/paste/blank.htm#_edn11">[11]</a>. Cette formation à la lutte anti-terroriste se caractérise d'abord par
    une suppression des liens entre les organisations terroristes pakistanaises, notamment le LeT et les Talibans pakistanais, et à une plus grande coopération diplomatique entre l'Inde, le Pakistan
    et les Etats-Unis.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;Il ne faut donc pas négliger ni l'appui américain ni l'influence de la communauté internationale dans ce triangle d'Asie centrale.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <b><em>B. L'appui de la communauté internationale</em></b>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    L'émissaire américain Richard Holbrooke, nouveau représentant spécial pour le Pakistan et l'Afghanistan de Barack Obama, lors de sa visite à New Delhi le 15 février 2009, a souligné auprès du
    ministre des affaires étrangères indien Pranab Mukherjee : <em>"pour la première fois en</em> <em>soixante ans, depuis l'indépendance, votre pays (l'Inde), le Pakistan et les Etats-Unis sont tous
    confrontés à un ennemi qui fait peser une menace directe sur nos gouvernements, nos capitales et nos populations</em>"<a name="_ednref12" href=
    "http://srv05.admin.over-blog.com/_tiny_mce/plugins/paste/blank.htm#_edn12">[12]</a>. En effet, les Etats-Unis ont un intérêt majeur à dialoguer avec le Pakistan pour la garantie de la sécurité
    des voies d'approvisionnement des forces américaines et de celles de l'OTAN.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Comme à chaque attaque terroriste sur le territoire indien, de nombreux acteurs de la communauté internationale ont demandé l'intervention de l'Organisation des Nations Unies (ONU). En effet,
    l'Inde a directement demandé au Secrétaire Général de l'ONU de presser le Pakistan à reconnaître l'implication de groupements pakistanais dans les attentats du 26 novembre<a name="_ednref13"
    href="http://srv05.admin.over-blog.com/_tiny_mce/plugins/paste/blank.htm#_edn13">[13]</a>. Bien que Ban Ki-mon ait indiqué que seule une implication volontaire de chaque pays dans la lutte contre
    le terrorisme serait bénéfique - par opposition aux pressions internationales -, il a noté la nécessité de lutter contre le terrorisme à un niveau international et a proposé une « convention
    internationale globale sur le terrorisme »<a name="_ednref14" href="http://srv05.admin.over-blog.com/_tiny_mce/plugins/paste/blank.htm#_edn14">[14]</a>.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Force est de constater que les liens entre l'Inde et le Pakistan débordent le contexte local cachemiri et conforte l'hypothèse quant à l'influence de l'Afghanistan dans cette région d'Asie du
    Sud.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <b><span style="text-decoration: underline;"><br>
    II. Dépasser les rivalités: Une coopération nécessaire</span></b>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <b><em>&nbsp;</em></b>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <b><em>A. En matière économique</em></b>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    La puissance économique du Pakistan est structurellement marquée par de nombreuses faiblesses. Cette puissance réside en partie dans l'agriculture (44% de la population) 22% du PIB et l'industrie
    avec 25%. Les biens produits sont ceux d'un pays sous-développé : céréales (blé, maïs, riz et coton) et produits industriels à faible valeur ajoutée (pétrochimie, sidérurgie, etc.). L'analyse des
    relations économiques extérieures s'avère instructive : le Pakistan importe des produits à haute valeur ajoutée et exporte, à l'inverse, des biens à faible valeur ajoutée.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Ces caractéristiques commerciales montrent une dépendance réelle et problématique dans certains domaines stratégiques vis-à-vis de ses fournisseurs. Le Pakistan ne peut donc pas avoir de moyen de
    pression car il n'exporte que des produits artisanaux et agricoles. En outre, ses partenaires commerciaux reflètent de plus en plus les alliances extérieures. Ses principaux clients sont les
    Etats-Unis, les Emirats Arabes Unis et l'Afghanistan, qui vient de dépasser le Royaume-Uni.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    L'absence de l'Inde comme un de ses principaux partenaires économique est symptomatique de la tension diplomatique entre ces deux nations. Les échanges commerciaux entre l'Inde et le Pakistan
    restent ainsi limités. Ils se font en général par mer et par l'intermédiaire de pays tiers. Il n'existe pas de lignes maritimes directes entre les deux pays, par exemple entre Bombay et Karachi
    mais il est désormais prévu de les rétablir. Plus largement, l'ancien président afghan Pervez Musharraff avait émis l'idée, le 20 novembre 2006, d'un "plan Marshall"<a name="_ednref15" href=
    "http://srv05.admin.over-blog.com/_tiny_mce/plugins/paste/blank.htm#_edn15">[15]</a> pour l'Afghanistan ; il pourrait être intéressant de reprendre et d'appliquer ce projet au cadre
    indo-pakistanais.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Pour autant, aujourd'hui, l'hypothèse d'un renforcement accru entre l'Inde et le Pakistan semble faible au regard de la nouvelle stratégie d'Islamabad. En effet, le président pakistanais Asif Ali
    Zardari a déclaré lundi 16 février 2009 le souhait de voir <em>« davantage de compagnies chinoises puissent venir s'installer dans les zones chinoises spéciales au Pakistan »<a name="_ednref16"
    href="http://srv05.admin.over-blog.com/_tiny_mce/plugins/paste/blank.htm#_edn16"><b>[16]</b></a>.</em> Le gouvernement chinois a toujours encouragé les investisseurs à explorer des opportunités
    au Pakistan qui applique des politiques en faveur des investisseurs, de sorte que la coopération économique entre le Pakistan et la Chine constitue une partie importante du partenariat
    stratégique entre les deux pays. Ceux-ci se sont engagés à approfondir cette coopération mutuellement avantageuse dans le domaine économique, au détriment de l'Inde.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <b><em><br>
    B. Qu'en est-il des ressources naturelles et stratégiques?</em></b>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    La croissance indienne mobilise des ressources conséquentes, aussi bien en ce qui concerne les matières naturelles qu'énergétiques. Si les premières sont présentes en quantités satisfaisantes,
    l'approvisionnement en pétrole et en gaz naturel semble plus problématique. En vue de répondre à des besoins énergétiques en hausse de 6 à 8% par an, ce pays doit trouver une solution.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    En ce qui concerne le Pakistan, la situation est différente. Ce pays dispose en effet de ressources gazières au Baloutchistan, mais l'instabilité permanente de cette région empêche le Pakistan
    d'avoir des approvisionnements sûrs et réguliers. Un projet a donc vu le jour en vue de résoudre les problèmes de ressources énergétiques pour ces deux pays. Il s'agirait de construire un gazoduc
    partant de l'Iran et approvisionnant le Pakistan et l'Inde (IPI). Ce "pipeline de la paix"<a name="_ednref17" href=
    "http://srv05.admin.over-blog.com/_tiny_mce/plugins/paste/blank.htm#_edn17">[17]</a> devrait être opérationnel à horizon 2014. Toutefois ce projet ne remportait pas jusqu'à présent les suffrages
    de Washington, qui a décidé de le bloquer et d'encourager le projet TAPI (Turkménistan-Afghanistan-Pakistan-Inde). La réaction américaine s'explique par le fait qu'elle ne souhaite pas voir la
    réalisation d'un projet aussi lucratif au profit d'un pays ayant figuré sur la liste des membres de l'axe du Mal. Il semblerait que la situation évolue, en effet l'administration Obama semble
    vouloir prôner un dialogue, certes ferme, mais bien réel avec Téhéran. Dans l'hypothèse où les Etats Unis lèveraient leur veto, et le problème des droits de transit à régler entre l'Inde et le
    Pakistan une fois réglé, ce projet permettrait la sécurisation des approvisionnements gaziers de ces deux pays.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;<img width="196" src="http://idata.over-blog.com/2/26/84/13/2.jpg" height="206" class="noAlign">
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;Le gaz n'est pas la seule ressource stratégique problématique pour ces deux pays, qui doivent prendre en compte la contrainte de l'approvisionnement en eau. Le Pakistan est principalement
    desservi en eau grâce au Chenab, un affluent de l'Indus qui traverse le pays du nord au sud. Cet affluent traverse le Cachemire sous contrôle hindou ; le Pakistan peut donc se retrouver sous la
    dépendance de ce pays. Le partage des eaux est régi par un traité bilatéral du 19 septembre 1960. Celui-ci est parfois remis en cause en cas de dégradation extrême des relations entre les deux
    pays. Le Pakistan a des besoins hydrauliques considérables, en raison de son agriculture. En effet, cette dernière consomme l'eau en très grandes quantités : 98% de l'eau de ce pays sert ses
    besoins agricoles. Dans l'éventualité d'un rationnement voire d'un assèchement du Chenab par l'Inde, la pénurie au Pakistan pourrait amener ce dernier à importer du blé, ce qui aggraverait son
    déficit commercial<a name="_ednref18" href="http://srv05.admin.over-blog.com/_tiny_mce/plugins/paste/blank.htm#_edn18">[18]</a>. Le Pakistan est donc très vulnérable aux pressions indiennes.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Si l'Inde dispose de moyens de pression sur son voisin au niveau de la gestion de l'eau, la situation s'inverse à propos de la question de l'approvisionnement en gaz. Ces moyens de pression
    réciproques conditionnés à la réalisation du gazoduc IPI pourraient se transformer de façon positive de manière à amener une collaboration renforcée et une imbrication plus marquée du destin des
    deux pays. Dans ces phénomènes résident sans doute des facteurs de stabilisation de la région.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <b>Pour autant, la complexité du conflit indo-pakistanais ne permet pas aujourd'hui de trouver une solution optimisée et immédiate. Le poids culturel et historique a pour conséquence une
    véritable doctrine de guerre, certains ressortissants n'ayant jamais connu leur pays en temps de paix.</b>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <b>&nbsp;</b>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <b>&nbsp;</b>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <b>&nbsp;</b>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <b>&nbsp;</b>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <b>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</b>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <div style="text-align: justify;">
    <hr size="1">
  </div>
  <p style="text-align: justify;">
    <a name="_edn1" href="http://srv05.admin.over-blog.com/_tiny_mce/plugins/paste/blank.htm#_ednref1"></a><b>&nbsp;</b>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <a name="_edn2" href="http://srv05.admin.over-blog.com/_tiny_mce/plugins/paste/blank.htm#_ednref2"></a>&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <a name="_edn3" href="http://srv05.admin.over-blog.com/_tiny_mce/plugins/paste/blank.htm#_ednref3"></a>&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <a name="_edn4" href="http://srv05.admin.over-blog.com/_tiny_mce/plugins/paste/blank.htm#_ednref4"></a>&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <a name="_edn5" href="http://srv05.admin.over-blog.com/_tiny_mce/plugins/paste/blank.htm#_ednref5"></a>&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <a name="_edn6" href="http://srv05.admin.over-blog.com/_tiny_mce/plugins/paste/blank.htm#_ednref6"></a>1 Début du procès du «11&nbsp;septembre indien», source AFP, <a href=
    "http://www.lib%c3%a9ration.fr/">www.libération.fr</a>, 17 avril 2009
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    2 Procès de Bombay: l'accusé dit avoir été torturé et revient sur ses aveux, AFP, 17 avril 2009
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    3 Ouverture du procès du suspect pakistanais dans les attentats de Mumbai, The canadian Press, 17 avril 2009
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    4 <em>Inde-Pakistan, un demi-siècle d'affrontements</em>, La Documentation Française
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    5 Le Lashkar-e-Taiba est un mouvement terroriste créé en Afghanistan par Hafiz Muhammad Saeed et Zafar
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Iqbal avec pour deux objectifs principaux de lutter contre le gouvernement Afghan de Nadjibullah et d'introduire un nouvel État islamique au Cachemire. Ses liens avec le gouvernement du Pakistan
    sont matérialisés par la relation du mouvement avec l'Inter-Services Intelligence (ISI).
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    [6] Mohammad Najibullah est le président de l'Afghanistan de 1986 à 1992. S'identifiant aux idées communistes, il était notamment chef de la police secrète lors de l'occupation soviétique.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <a name="_edn7" href="http://srv05.admin.over-blog.com/_tiny_mce/plugins/paste/blank.htm#_ednref7">[7]</a> BOBIN, Frédéric, « Le Pakistan plaide sa bonne foi auprès du voisin indien », <em>Le
    Monde</em>, 30 novembre
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    2008, www.lemonde.fr
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <a name="_edn8" href="http://srv05.admin.over-blog.com/_tiny_mce/plugins/paste/blank.htm#_ednref8">[8]</a> BONNIFACE, Pascal <em>L'inde et le Pakistan dans un dangereux face à face</em>, IRIS
    2001
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <a name="_edn9" href="http://srv05.admin.over-blog.com/_tiny_mce/plugins/paste/blank.htm#_ednref9">[9]</a> LAGARDE, Dominique, « Inde, Pakistan et Etats-Unis : le ménage à trois »,
    <em>L'express,</em> 16 février 2009,
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    www.l'express.fr
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <a name="_edn10" href="http://srv05.admin.over-blog.com/_tiny_mce/plugins/paste/blank.htm#_ednref10">[10]</a> Expert à la DAS (direction des affaires stratégiques) sur les questions américaine et
    transatlantique
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <a name="_edn11" href="http://srv05.admin.over-blog.com/_tiny_mce/plugins/paste/blank.htm#_ednref11">[11]</a> <em>WHAT CAN THE UNITED STATES LEARN FROM INDIA TO COUNTER TERRORISM?,</em> William
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    SCOTT Latimer March 2004
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <a name="_edn12" href="http://srv05.admin.over-blog.com/_tiny_mce/plugins/paste/blank.htm#_ednref12">[12]</a> L'Inde, le Pakistan et les Etats-Unis sont "tous confrontés" au terrorisme, selon M.
    Holbrooke Lemonde.fr avec AFP du 17.02.2009
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <a name="_edn13" href="http://srv05.admin.over-blog.com/_tiny_mce/plugins/paste/blank.htm#_ednref13"></a>13 <em>L</em><em>'Inde appelle l'ONU à presser le Pakistan sur l'accusation de
    terrorisme</em>, Xinhuanet News, 2009-02-06
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    1'4 <em>Ban Ki-moon appelle l'Inde et le Pakistan à régler leurs différends par le dialogue</em>, Xinhuanet News,
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    2009-02-07
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <a name="_edn14" href="http://srv05.admin.over-blog.com/_tiny_mce/plugins/paste/blank.htm#_ednref14"></a>&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <a name="_edn15" href="http://srv05.admin.over-blog.com/_tiny_mce/plugins/paste/blank.htm#_ednref15">[15]</a> www.eurasianet.org/resource/afghanistan/hypermail/200611/0041.shtml
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <a name="_edn16" href="http://srv05.admin.over-blog.com/_tiny_mce/plugins/paste/blank.htm#_ednref16">[16]</a> http://www.french.xinhuanet.com/french/2009-02/17/content_818500.htm
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <a name="_edn17" href="http://srv05.admin.over-blog.com/_tiny_mce/plugins/paste/blank.htm#_ednref17">[17]</a> www.iran-resist.org/ <em>Le gazoduc Iran-Pakistan-Inde est à nouveau en stand-by</em>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <a name="_edn18" href="http://srv05.admin.over-blog.com/_tiny_mce/plugins/paste/blank.htm#_ednref18">[18]</a> www.planetenonviolence.org, <em>regain de tension Inde-Pakistan, 18/09/08</em>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 24 Apr 2009 22:38:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.cercle-eris.com/article-30640707.html</guid>
                <category>Asie</category>        <comments>http://www.cercle-eris.com/article-30640707-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Les relations internationales en Europe 1870 à 1914]]></title>
        <link>http://www.cercle-eris.com/article-30427510.html</link>        <description><![CDATA[<p align="center">
    <a onclick="window.open(this.href); return false;" href="http://idata.over-blog.com/2/26/84/13//Europe1914caricature.jpg"><img src=
    "http://idata.over-blog.com/2/26/84/13//Europe1914caricature.jpg" class="CtreTexte" height="210" width="300"></a>
  </p>
  <p align="center">
    &nbsp;
  </p>
  <p align="center">
    &nbsp;
  </p>
  <p align="center">
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    En janvier 1871, le chef du pouvoir exécutif français Adolphe Thiers signe avec l’Allemagne le traité de Francfort, qui entérine la victoire de la nouvelle Allemagne sur Napoléon III. La défaite
    de ce dernier symbolise à la fois la fin des combats pour les aspirations nationales, et la position désormais dominante de l’Allemagne en Europe continentale.
  </p>
  <p>
    On peut dès lors se demander si le statu quo en faveur des empires autoritaires voulu par le chancelier prussien Otto von Bismarck va caractériser la fin du XIX<sup>e</sup> siècle. En fait, la
    stratégie allemande d’isolement de la France républicaine va-t-elle perdurer jusqu’à l’aube de la Première Guerre mondiale&nbsp;? Plus globalement, comment les relations internationales
    vont-elles caractériser la montée vers la guerre en 1914&nbsp;?
  </p>
  <p>
    Pour répondre à cette question il semble essentiel d’étudier dans un premier temps la mise en place des systèmes bismarckiens, entre 1870 et 1887. En second lieu, la fondation de l’Entente comme
    réponse à la Triplice s’avère tout aussi nécessaire à développer, si l’on veut comprendre enfin ce qui a conduit à la montée vers la guerre.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Au sortir de la guerre franco-prussienne de 1870, les intentions du chancelier Bismarck sont claires&nbsp;: il faut à tout prix préserver le statu quo favorable aux empires autoritaires. Pour
    cela Bismarck souhaite se rapprocher et de l’Autriche-Hongrie et de la Russie, ce qui lui permettrait d’isoler la France dans l’optique d’éviter une nouvelle guerre de revanche. Pour mener à bien
    cette politique il va mettre en place ce que l’on appellera plus tard les «&nbsp;systèmes bismarckiens&nbsp;».
  </p>
  <p>
    Tout d’abord, il s’emploie à rapprocher l’Allemagne de l’Autriche et de la Russie, dont les alliances lui paraissent indispensables. Malgré la lutte d’influence qui caractérise tout le
    XIX<sup>e</sup> siècle et oppose l’Autriche à la Russie dans la région des Balkans, l’Allemagne signe en 1873 l’Entente des trois empereurs avec les deux empires de l’Est. Cette alliance revêt un
    caractère militaire, étant entendu que si l’une des trois puissances signataires entrait en guerre, les deux autres exerceraient à son endroit une «&nbsp;bienveillante neutralité&nbsp;».
    Néanmoins cette première alliance est encore fragile. D’une part parce que le tsar Alexandre II intervient en faveur de la France en 1875 dans un différent qui l’oppose à l’Allemagne. D’autre
    part, la Russie remporte en 1877 une victoire complète sur l’empire ottoman, et le traité de San Stefano consécutif à cette guerre consacre la création d’une grande Bulgarie, satellite de la
    Russie, ainsi que la prédominance de l’influence russe dans les Balkans. Mais en 1878 se tient à Berlin une conférence qui, à l’initiative de l’Autriche-Hongrie qui entend mener une poussée vers
    Salonique et réclame l’administration de la Bosnie-Herzégovine, réduit considérablement l’influence russe et donne gain de cause à l’Autriche en Bosnie, la Serbie devenant aussi autonome. Il est
    donc logique que la Russie, furieuse des conséquences de cette conférence, ne considère plus valide l’Entente de 1873.
  </p>
  <p>
    Comprenant qu’il faut choisir entre la Russie et l’Autriche-Hongrie, Bismarck, qui a tout pouvoir pour diriger les affaires allemandes, décide de renforcer le lien qui unit son pays à la Double
    Monarchie, qui lui paraît à juste titre plus sûre. C’est pourquoi, en 1879, l’Allemagne fonde avec l’Autriche la Duplice, qui rapproche diplomatiquement les deux empires centraux. Cela n’empêche
    pas Bismarck de réunir à nouveau l’Autriche et la Russie dans une nouvelle Entente des trois empereurs, conclue en juillet 1881, ce qui s’apparente à un véritable coup de maître au vu des
    antagonismes récents qui opposent François-Joseph et le tsar de toutes les Russies. Afin d’isoler encore plus la France, l’Allemagne, profitant de la déception italienne par la mise en place d’un
    protectorat français en Tunisie (traité de Bardo, 1881), réunit avec elle l’Italie et l’Autriche-Hongrie dans la Triple Alliance en 1882, qui sera, jusqu’à la guerre, le pilier diplomatique du
    II<sup>e</sup> Reich.
  </p>
  <p>
    Seulement Bismarck sent bien que la Russie pourrait être amenée à reconsidérer son rejet d’une alliance avec la République française, c’est pourquoi il effectue de nouveau des démarches envers
    l’empire d’Alexandre III. Ce dernier, certainement quelque peu influencé par son ministre germanophile Giers, signe donc avec Bismarck un contrat dit de contre-assurance ou de ré-assurance qui
    lui assure le soutien allemand dans la question des Balkans, ce qui est d’ailleurs contraire aux engagements pris cette même année par l’Allemagne avec la Double Monarchie, c'est-à-dire en 1887.
    En effet, cette même année, la Triplice est renouvelée (elle doit l’être tous les cinq ans). De plus, Bismarck convainc, toujours en 1887, l’Italie de se rapprocher de la Grande-Bretagne. C’est
    chose faite puisque les Anglais et les Italiens s’entendent pour préserver le statu quo en Méditerranée. Par conséquent, en 1887, la France se retrouve totalement isolée sur l’échiquier européen,
    l’Allemagne s’étant placé au moment de ce troisième système bismarckien au centre du jeu diplomatique européen. Même si ces alliances restent plus que fragiles en raison des tensions qui peuvent
    se raviver à tout moment, Bismarck a bel et bien réussi son projet, à savoir isoler complètement la France.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    C’est le renvoi de Bismarck en 1890 par le nouvel empereur Guillaume II, âgé de vingt-sept ans, qui change la donne en Europe. Guillaume II s’engage en effet dans une <em>Weltpolitik</em>, et
    désire ainsi que l’Allemagne mène une politique internationale plus offensive et plus cohérente vis-à-vis du système tripliste. Guillaume II considère, tout comme ses ministres, que l’engagement
    de contre-assurance contracté avec la Russie place son pays en porte-à-faux envers la Triplice. Dès 1888, la Russie comprend qu’elle ne doit plus rien attendre du côté de l’Allemagne, qui coupe
    d’ailleurs l’envoi de ses capitaux en Russie.
  </p>
  <p>
    Ses voies de financements bloquées, l’empire russe se trouve désormais dans l’obligation de trouver un partenaire financier s’il veut continuer à poursuivre son industrialisation, soutien qui lui
    est proposé par la France, qui compte bien de la sorte défaire son isolement européen. La Russie accepte et les banquiers français permettent à la France d’investir dans le pays. Cette aide
    française contribue à abaisser les barrières qui se dressaient entre les deux pays, et en 1891 certains dirigeants militaires français sont reçus pour assister à des revues de troupes en Russie,
    ce qui laisse entrevoir la possibilité d’un accord concret. Par l’intermédiaire des banques françaises, l’État français fait pression sur le gouvernement russe pour sceller enfin une alliance (le
    banquier d’affaires Rothschild coupe par exemple provisoirement les virements financiers vers la Russie pour protester contre les pogroms qui s’y déroulent). C’est ainsi qu’en 1893-1894 les deux
    gouvernements paraphent un traité franco-russe. Ce traité engage les deux pays à s’entraider militairement au cas où l’un des deux serait agressé&nbsp;: la France mobiliserait 1.300.000 hommes,
    la Russie 800.000, et les deux pays proclameraient la mobilisation générale si un des membres de la Triplice enclencherait ne serait-ce qu’une mobilisation partielle. Ce que Bismarck redoutait
    est arrivé&nbsp;; la France trouve dans «&nbsp;le rouleau compresseur&nbsp;» russe un allié de choix.
  </p>
  <p>
    La France n’entend pas en rester là et compte bien tisser à son tour un réseau d’alliances capable de contrecarrer la Triplice. C’est dans ce but qu’elle tente de se rapprocher de l’Italie. Ce
    rapprochement est de fait permis par la fin de la guerre économique et douanière qui opposait les deux pays et qui prend fin par des accords en 1888. En 1890, les deux «&nbsp;sœurs latines&nbsp;»
    signent des accords coloniaux dans lesquels la France concède la tripolitaine à l’Italie, qui de son côté laisse toute laitue à la France pour s’établir au Maroc. En outre, en 1892, les deux pays
    s’accordent secrètement sur la neutralité de l’Italie en cas d’une guerre opposant la France à l’Allemagne. Cette reprise des liens franco-italiens ne passe évidemment pas inaperçue, c’est
    pourquoi les Allemands se mettent à douter de l’efficacité potentielle de l’alliance qui les relie à l’Italie, même si cette dernière a participé au renouvellement de la Triplice la même année.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Dès 1898, le ministère français des Affaires étrangères est confié à Théodore Delcassé, habile diplomate qui ne verrait pas d’un mauvais œil une alliance avec la Grande-Bretagne. Pourtant, en ce
    début de XX<sup>e</sup> siècle, les Anglais, à l’initiative de Chamberlain, sondent les Allemands pour savoir si une alliance serait envisageable. La réponse de l’Allemagne est claire&nbsp;: si
    le Royaume-Uni souhaite une union, l’alliance doit être pleine et entière, et non porter seulement sur des accords concernant la Méditerranée comme le propose le libéral Landsdown. En fait, entre
    le soutien anglais et la construction d’une puissante flotte (ce que ne peut accepter la première puissance maritime mondiale anglaise), le Kaiser Guillaume II a fait son choix, à savoir ses
    cuirasses. Dès lors, plus rien ne s’oppose à un rapprochement avec la France, d’autant plus que l’incident colonial de Fachoda (1898) se termine sans conflit ouvert. Delcassé multiplie les
    avances envers la Couronne anglaise. En 1903, le roi d’Angleterre Édouard III se rend à Paris. D’abord accueilli aux cris de «&nbsp;Vive les Boers&nbsp;! Vive Marchand&nbsp;!&nbsp;», celui-ci
    finit pourtant par s’attirer grâce à sa bonhommie, la sympathie du peuple parisien. En 1904, à Londres, est signée l’Entente cordiale, qui met fin à tout différent colonial entre la France et la
    Grande-Bretagne, les deux pays validant chacun la zone d’influence de l’autre.
  </p>
  <p>
    Pour contrebalancer la Triplice, il ne reste plus à la France qu’à favoriser un rapprochement entre Grande-Bretagne et Russie pour se trouver au cœur d’un inattendu système d’alliances. Les vœux
    français se réalisent lorsqu’en 1907 un accord russo-britannique permet la fondation de la Triple Entente, créée pour faire contrepoids à la Triplice. La nouvelle situation internationale qui en
    résulta est entièrement le fait d’une politique étrangère française dynamique, qui grâce à des ministres compétents (Ribot, Hanotaux, Delcassé de 1898 à 1906) a réussi à se sortir de l’isolement
    international qui la pénalisait en 1887.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    On le voit donc, en ce début de siècle les relations internationales se caractérisent par la présence de deux blocs d’alliances aux intérêts divergents. Cette situation transparaît dans un
    premier temps lors des deux crises marocaines de 1905 et 1911. En 1905, un discours du Kaiser à Tanger dénonce les intérêts français au Maroc et manque de peu de mettre le feu aux poudres entre
    les deux pays. À la conférence d’Algésiras, en 1906, le Royaume-Uni et la Russie soutiennent logiquement leur allié français, qui voit sa position marocaine avalisée. De nouveau, en 1911,
    l’Allemagne tente d’intimider la France en envoyant mouiller un navire de guerre dans la rade d’Agadir. On croit le conflit armé imminent, conflit qui est évité de justesse grâce à la souplesse
    du Président du Conseil Caillaux. À l’issue de cette seconde crise la France doit néanmoins céder le Togo et le Cameroun à l’Allemagne, en échange de la possession du Maroc. Même si ces deux
    crises n’ont pas à proprement parler lieu sur le sol européen, elles n’en constituent pas moins des exemples frappants des tensions internationales qui caractérisent l’avant-guerre et de la
    possibilité d’une guerre franco-allemande. Cette perception des relations internationales prend toute son acuité dans les rapports de force et d’influence qui opposent la Russie à la Double
    Monarchie dans la région balkanique.
  </p>
  <p>
    Plusieurs crises graves secouent en effet les Balkans entre 1908 et 1913. C’est d’abord l’annexion en 1908 de la Bosnie par l’Autriche-Hongrie qui déclenche l’ire de la Russie. Cette dernière
    voit en effet son influence sur les slaves du sud de plus en plus sérieusement concurrencée et menacée. Depuis toujours la Russie soutient la Serbie, le Monténégro et la Bulgarie contre la
    volonté autrichienne d’étendre son influence dans cette région. Cette annexion autrichienne menace de fait directement la Serbie de Pierre I<sup>er</sup>, état client des Russes. En 1912, une
    coalition des petits pays des Balkans (Serbie, Bulgarie, Roumanie) défait les troupes ottomanes et se partage la Macédoine. Un an plus tard, la Bulgarie est défaite par ses anciens alliés lors
    d’une nouvelle crise balkanique. De nouveau on se partage les restes de la Macédoine. Il faut toutefois noter la création en 1912 d’un territoire autonome d’Albanie. La situation se trouve
    particulièrement tendue entre l’Autriche-Hongrie et la Russie. La première nommée contracte des accords secrets avec les différents pays de la région. La seconde sent que son influence se réduit
    comme peau de chagrin, d’autant plus que la création d’une grande Yougoslavie satellite des intérêts russes semble s’avérer un projet irréalisable. En cette année 1914, les Balkans méritent donc
    bien leur surnom de «&nbsp;poudrière de l’Europe&nbsp;».
  </p>
  <p>
    En éclatant, cette poudrière va mener les différents acteurs européens vers la Première Guerre mondiale. Le 28 juin 1914, l’archiduc François-Ferdinand, prétendant au trône d’Autriche, est
    assassiné à Sarajevo par Princip, un étudiant bosniaque résidant en Serbie. C’en est trop pour l’Autriche, qui voit là une occasion rêvée de régler le problème serbe. Le 23 juillet l’Autriche,
    profitant du retour par bateau de Russie du président français Poincaré et de son ministre Viviani, lance un ultimatum à la Serbie. Celle-ci rejette l’article 6 qui signifierait l’ingérence de
    l’Autriche-Hongrie dans l’enquête policière sur le sol même du pays, ce qui conduit l’empire autrichien à déclencher les hostilités le 28 juillet 1914. C’est à ce moment là que se met en marche
    l’implacable jeu des alliances élaboré depuis un demi-siècle. La Russie proclame la mobilisation générale pour soutenir son «&nbsp;client&nbsp;» serbe le 30 juillet. L’Allemagne, qui accorde son
    plein soutien à la Double Monarchie, lance le 1<sup>er</sup> août un double ultimatum à la Russie (ordre de démobiliser) et à la France (réclamation des places fortes de Verdun et de Toul). Le 2
    août la France annonce à son tour la mobilisation générale. Le 3 août l’Allemagne déclare la guerre à la France. Les Allemands ayant envahi la Belgique pourtant neutre, la Grande-Bretagne, un
    temps indécise, déclare à son tour la guerre à l’Allemagne le 4 août, aux côtés de ses alliés français et russes. C’est la guerre générale en Europe, conflit entièrement dû aux différents jeux
    des alliances. Comme on pouvait s’y attendre la Triple Alliance (ou Triplice) entre en guerre contre la Triple Entente, l’Italie restant neutre, conformément aux accords passés en 1902.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    En conclusion, les conséquences de la mise en place d’une part de la triple Alliance (1882) et d’autre part de la Triple Entente (1907) sont aussi flagrantes que dramatiques. C’est dans un
    premier temps sous l’impulsion du «&nbsp;chancelier de fer&nbsp;» qu’on assiste à la création d’une alliance entre les deux grands empires d’Europe centrale. À partir de 1890, la France arrive à
    profiter des failles de la politique internationale allemande pour peu à peu s’entourer d’alliés qui seront à ses côtés lors de l’ouverture du premier conflit mondial.
  </p>
  <p>
    Si les relations internationales européennes se caractérisent entre 1870 et 1914 par la mise en place de systèmes d’alliances atour de l’Allemagne ou de la France, se pose dès lors logiquement la
    question des responsabilités de chaque pays à l’ouverture du conflit. Comme nous l’avons montrée, les deux responsables principaux semblent être l’Autriche-Hongrie et la Russie. En ce qui
    concerne l’Autriche le traitement et la résolution du problème serbe s’avère vital. Ne pas le solutionner rapidement reviendrait pour les dirigeants autrichiens à sonner en quelque sorte le glas
    de l’empire, menacé d’éclatement par les potentiels conflictuels que portent en elles les revendications des nationalités. Quant à la Russie, le choix d’engager le conflit armé résulte d’une
    logique somme toute compréhensible. Ébranlé par la révolution de 1905 le régime russe ne peut en effet se permettre de perdre toute influence dans les Balkans, ce qui ne manquerait pas de lui
    enlever une bonne part de sa crédibilité diplomatique. Cependant, la responsabilité du conflit nous semble aussi partagée avec l’Allemagne et la France. L’Allemagne a adressé à l’Autriche un
    «&nbsp;chèque en blanc&nbsp;» pour déclarer la guerre à la Serbie et connaissait très bien les risques qu’elle encourrait à partir de ce moment. Enfin la France semble avoir soutenu son allié
    russe plus solidement en 1914 que lors des crises précédentes. Elle aussi savait très bien que le conflit local pouvait dégénérer en conflit européen.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
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    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p align="right">
    Par Matthieu Roger
  </p><!--EndFragment-->]]></description>
        <pubDate>Sun, 19 Apr 2009 16:31:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.cercle-eris.com/article-30427510.html</guid>
                <category>Histoire</category>        <comments>http://www.cercle-eris.com/article-30427510-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Quel sens donner au G20 ?]]></title>
        <link>http://www.cercle-eris.com/article-29964211.html</link>        <description><![CDATA[<p align="center">
    <span mce_name="strong" mce_style="font-weight: bold;" style="font-weight: bold;" class="Apple-style-span"><span mce_name="em" mce_style="font-style: italic;" style="font-style: italic;" class=
    "Apple-style-span"><br></span></span>
  </p>
  <p align="center">
    <span mce_name="strong" mce_style="font-weight: bold;" style="font-weight: bold;" class="Apple-style-span"><span mce_name="em" mce_style="font-style: italic;" style="font-style: italic;" class=
    "Apple-style-span">20 ans pour passer au G 20&nbsp;: (1989-2009)</span></span>
  </p>
  <p align="center">
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span mce_name="strong" mce_style="font-weight: bold;" style="font-weight: bold;" class="Apple-style-span"><span mce_name="em" mce_style="font-style: italic;" style="font-style: italic;" class=
    "Apple-style-span">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p>
    <span mce_name="strong" mce_style="font-weight: bold;" style="font-weight: bold;" class="Apple-style-span"><span mce_name="em" mce_style="font-style: italic;" style="font-style: italic;" class=
    "Apple-style-span">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p>
    Chaque crise voit se constituer un Groupe de gestion de crise composé des États qui semblent les plus à même de répondre à la crise en cours et de trouver les solutions les plus adéquates.
  </p>
  <p>
    Ainsi le premier G6 s'était-il réuni en 1975 à Rambouillet, prêt de Paris, à l'initiative du président français Valéry Giscard d'Estaing. Il réunissait les six économies les plus
    importantes&nbsp;du moment&nbsp;: les États-Unis, le Royaume-Uni, l'Allemagne (RFA), le Japon, la France, l'Italie, et le Canada&nbsp; (en 1976). L'objectif de ce groupe était de répondre au choc
    pétrolier de l'époque. La particularité de cette réunion est son caractère informel, sans structure préétablie si ce n'est le poids économique du pays. La Russie intégra ce groupe en 1998, après
    l'éclatement de l'URSS et sa stabilisation économique.&nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    De son côté, dix ans après la chute du mur de Berlin, en 1999, fut constitué le G20 en marge du G7 de Washington. Le but de ce nouveau groupe est alors de favoriser la stabilité financière
    internationale et de générer des espaces de dialogues entre pays industrialisés et pays émergents, ce que les réunions des ministres des finances du G7 ne permettaient pas. Cette création eut
    lieu deux ans après la crise financière asiatique qui déstabilisa la région et dans laquelle la plupart des pays du G7 n'étaient pas directement impliqués.
  </p>
  <p>
    Le G20 se compose ainsi de&nbsp;: l'Allemagne, l'Afrique du Sud, l'Arabie saoudite, l'Argentine, l'Australie, le Brésil, le Canada, la Chine, la Corée du Sud, les États-Unis, la France, l'Inde,
    l'Indonésie, l'Italie, le Japon, le Mexique, le Royaume-Uni, la Russie, et la Turquie. L'Union Européenne est représentée par le Président du Conseil et celui de la Banque Centrale Européenne,
    d'où la dénomination G20. L'UE dispose dans le même temps d'une représentation au sein du G7.&nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;Population (2007) &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;PIB (2007)
  </p>
  <p>
    &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Millions &nbsp; &nbsp; % &nbsp; &nbsp;Milliards $US &nbsp; &nbsp; %
  </p>
  <p>
    <span mce_name="strong" mce_style="font-weight: bold;" style="font-weight: bold;" class="Apple-style-span"><span mce_name="em" mce_style="font-style: italic;" style="font-style: italic;" class=
    "Apple-style-span">Monde &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;6 612 &nbsp; &nbsp; &nbsp;100,0 &nbsp; &nbsp; 54 347 &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; 100,0</span></span>
  </p>
  <p>
    <span mce_name="strong" mce_style="font-weight: bold;" style="font-weight: bold;" class="Apple-style-span">G8 &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; 868
    &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; 13,1 &nbsp; &nbsp; &nbsp;31 500 &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;57,8</span>
  </p>
  <p>
    États-Unis &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;302 &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;4,5 &nbsp; &nbsp; &nbsp;13 811 &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; 25,4
  </p>
  <p>
    Japon &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;128 &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;1,9 &nbsp; &nbsp; &nbsp;4 377 &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; 8,0
  </p>
  <p>
    Allemagne &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;82 &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; 1,2 &nbsp; &nbsp; &nbsp; 3 297 &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; 6,1
  </p>
  <p>
    France &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; 64 &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;0,9 &nbsp; &nbsp; &nbsp;2 808 &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; 5,2
  </p>
  <p>
    Royaume-Uni &nbsp; &nbsp;63 &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;0,9 &nbsp; &nbsp; &nbsp;2 762 &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;5
  </p>
  <p>
    Italie &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; 59 &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; 0,9 &nbsp; &nbsp; &nbsp; 2 107 &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; 3,9
  </p>
  <p>
    Canada &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;33 &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;0,5 &nbsp; &nbsp; &nbsp;1 326 &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; 2,4
  </p>
  <p>
    Russie &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; 142 &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;2,15 &nbsp; &nbsp; 1 291 &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;2,3&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<br>
    <br>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Alors que le G7 illustre les inégalités en termes de richesses des populations dans le monde, le G20 se veut plus représentatif avec 65,2% de la population mondiale, des régimes politiques
    différents de l'union de type confédérale, quatorze républiques (dont sept républiques fédérales et une république populaire) et cinq monarchies (dont une monarchie absolue), près de 90% de la
    richesse mondiale et les deux-tiers des échanges mondiaux.
  </p>
  <p>
    En 2009 une nouvelle crise financière frappe le monde, et les principales économies du monde sont appelées à se réunir dans le cadre du G20 de Londres, répondant ainsi à l'appel du président
    français Nicolas Sarkozy.
  </p>
  <p>
    Le G8 ne semble plus à même de résoudre les crises. Que signifie donc ce G20, qui fête ses dix ans&nbsp;? Quelle illustration du monde donne ce sommet&nbsp;? Quelle est la nouvelle donne qui
    semble s'effectuer tout les décennies&nbsp;: 1989, 1999 et 2009&nbsp;?
  </p>
  <p>
    <span mce_name="strong" mce_style="font-weight: bold;" style="font-weight: bold;" class="Apple-style-span"><span mce_name="em" mce_style="font-style: italic;" style="font-style: italic;" class=
    "Apple-style-span">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p>
    <span mce_name="strong" mce_style="font-weight: bold;" style="font-weight: bold;" class="Apple-style-span"><span mce_name="em" mce_style="font-style: italic;" style="font-style: italic;" class=
    "Apple-style-span">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p>
    <span mce_name="strong" mce_style="font-weight: bold;" style="font-weight: bold;" class="Apple-style-span"><u style="">Le G20, une typologie particulière</u></span>
  </p>
  <p>
    <span mce_name="strong" mce_style="font-weight: bold;" style="font-weight: bold;" class="Apple-style-span"><span mce_name="em" mce_style="font-style: italic;" style="font-style: italic;" class=
    "Apple-style-span">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p>
    La composition du G20 confirme les évolutions de ces deux dernières décennies. Avec d'une part le rattrapage économique à deux chiffres des pays émergeants, sur une base économique de secteur
    tertiaire ou secondaire (Inde, Chine). Mais aussi, ces dix dernières années ont vu l'essor de nouveaux pays qui se sont enrichis grâce à l'augmentation des cours des matières premières. Le
    résultat est qu'en l'espace de dix ou vingt ans ces pays ont accumulé d'importantes réserves de changes, qu'ils ont investies dans des fonds de spéculation, ou encore des bonds du trésor
    américain. Ainsi la Chine, avec environ 1.600 milliards de dollars américains, dispose de la première réserve de change au monde, et s'avère être tout simplement le premier créancier des
    États-Unis.
  </p>
  <p>
    Le G20, comparativement au G7, présente une très grande hétérogénéité. Là où le G7, parce qu'il témoignait d'une homogénéité politique et économique, voyait ses membres se serrer les coudes en
    cas de crise économique et tenter de s'unir pour s'en sortir, le G20, de son côté, rassemble des États divergeant sur le plan économique et politique, avec des intérêts nationaux également
    divergeant. Ce groupe de fait met fin à la séparation bipolaire du monde issue de la Guerre Froide, bien que persistent certaines divergences géopolitiques et géostratégiques.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Nous retrouvons ainsi au sein de ce G20 trois-sous ensembles&nbsp;:
  </p>
  <p>
    Tout d'abord, les membres de l'ancien G7&nbsp;: États-Unis, Royaume-Uni, Japon, Allemagne, Italie, Canada, France. La Corée du Sud également pourrait faire partie de cet ensemble. Ils
    représentent, l'ancien ordre économique, basé sur les échanges mondiaux entre les trois pôles de la Triade. Ils sont unis à de multiples niveaux, économique, politique ou autre.
  </p>
  <p>
    Le second groupe est celui des pays qui voient tourner leurs activités économiques autour de la production des matières premières.&nbsp; On retrouve dans cet ensemble&nbsp;: la Russie, l'Arabie
    Saoudite, l'Afrique du Sud, l'Argentine, l'Australie, l'Indonésie, le Mexique, la Russie et la Turquie. Leur point commun est d'avoir su tirer profit de la hausse des cours des matières
    premières, ce qui leur a permis d'engranger d'importantes réserves de change, d'acheter des bons du trésor américains, et de se positionner financièrement sur les dettes des pays membres du G7.
    Leur marge de manœuvre face à la crise reste toutefois limitée selon leurs réserves de change respectives et les créances qu'ils détiennent.
  </p>
  <p>
    Le troisième ensemble rassemble la Chine, l'Inde et le Brésil. Tout trois ont développé leur économie à partir de l'industrialisation, du développement du tertiaire, tout en acquérant un
    portefeuille de placements financiers diversifiés permettant d'assurer l'indépendance économique du pays. La conséquence actuelle de cet état de fait est que ces trois pays disposent désormais
    d'importantes créances sur les dettes des pays dits «&nbsp;occidentaux&nbsp;». Ils disposent donc d'une certaines marge de manœuvre face à la crise.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Politiquement parlant, les divergences sont notables. Le G20 se compose des trois États de l'ALENA, de deux États du MERCOSUR, de quatre États de l'Union Européenne (qui siège également en sa
    propre qualité) et de trois États membres de l'Organisation de la Conférence Islamique. Le continent asiatique est bien représenté avec la Chine, la Corée du Sud, l'Inde, l'Indonésie, le Japon
    mais aussi l'Arabie Saoudite. L'Afrique du Sud est la seule représentante du continent africain au G20.
  </p>
  <p>
    Le G20 dispose cependant d'une grande représentativité, et l'unanimité politique est loin d'être atteinte. En temps de crise ces deux facteurs sont essentiels dans le but de trouver des remèdes
    viables et d'agir de concert.
  </p>
  <p>
    Au final, il ressort de cette composition que le G20 réunit créanciers et débiteurs à la même table. Bref, face aux économies industrialisées se tiennent leurs nouveaux compétiteurs.<br>
    <br>
    <br>
    <!--StartFragment-->
  </p>
  <p style="">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="">
    <span class="Apple-style-span" style="font-style: italic; font-weight: bold;" mce_name="em" mce_fixed="1">&nbsp;&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;
    &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;Tableau comparatif du G8 par rapport au G20&nbsp;:</span>
  </p>
  <p align="center" style="">
    <b style=""><i style=""><u style="">Poids des pays et représentativité des ensembles</u></i></b>
  </p>
  <p align="center" style="">
    <b style=""><i style="">&nbsp;</i></b>
  </p>
  <table class="MsoTableGrid" border="1" cellspacing="0" cellpadding="0" style="">
    <tbody style="">
      <tr style="">
        <td width="92" valign="top" style="">
          <p align="center" style="">
            &nbsp;
          </p>
        </td>
        <td width="92" valign="top" style="">
          <p align="center" style="">
            <b style="">Population (2008)</b>
          </p>
        </td>
        <td width="92" valign="top" style="">
          <p align="center" style="">
            <b style="">&nbsp;</b>
          </p>
        </td>
        <td width="92" valign="top" style="">
          <p align="center" style="">
            <b style="">PIB (2008)</b>
          </p>
        </td>
        <td width="87" valign="top" style="">
          <p align="center" style="">
            <b style="">&nbsp;</b>
          </p>
        </td>
      </tr>
      <tr style="">
        <td width="92" valign="top" style="">
          <p align="center" style="">
            &nbsp;
          </p>
        </td>
        <td width="92" valign="top" style="">
          <p align="center" style="">
            <b style="">Millions</b>
          </p>
        </td>
        <td width="92" valign="top" style="">
          <p align="center" style="">
            <b style="">%</b>
          </p>
        </td>
        <td width="92" valign="top" style="">
          <p align="center" style="">
            <b style="">Milliards $US</b>
          </p>
        </td>
        <td width="87" valign="top" style="">
          <p align="center" style="">
            <b style="">%</b>
          </p>
        </td>
      </tr>
      <tr style="">
        <td width="92" valign="top" style="">
          <p align="center" style="">
            <em style=""><b style="">Monde</b></em>
          </p>
        </td>
        <td width="92" valign="top" style="">
          <p align="center" style="">
            <em style=""><b style="">6 702</b></em>
          </p>
        </td>
        <td width="92" valign="top" style="">
          <p align="center" style="">
            <em style=""><b style="">100,0</b></em>
          </p>
        </td>
        <td width="92" valign="top" style="">
          <p align="center" style="">
            <b style="">68 623</b>
          </p>
        </td>
        <td width="87" valign="top" style="">
          <p align="center" style="">
            <em style=""><b style="">100,0</b></em>
          </p>
        </td>
      </tr>
      <tr style="">
        <td width="92" valign="top" style="">
          <p align="center" style="">
            <strong style=""><i style=""><span style="">G8</span></i></strong>
          </p>
        </td>
        <td width="92" valign="top" style="">
          <p align="center" style="">
            <b style=""><i style=""><span style="">870.7</span></i></b>
          </p>
        </td>
        <td width="92" valign="top" style="">
          <p align="center" style="">
            <b style=""><i style=""><span style="">12.99</span></i></b>
          </p>
        </td>
        <td width="92" valign="top" style="">
          <p align="center" style="">
            <b style=""><i style=""><span style="">31 694</span></i></b>
          </p>
        </td>
        <td width="87" valign="top" style="">
          <p align="center" style="">
            <b style=""><i style=""><span style="">46.18</span></i></b>
          </p>
        </td>
      </tr>
      <tr style="">
        <td width="92" valign="top" style="">
          <p align="center" style="">
            <b style=""><i style=""><span style="">G20</span></i></b>
          </p>
        </td>
        <td width="92" valign="top" style="">
          <p align="center" style="">
            <b style=""><i style=""><span style="">4 126.7</span></i></b>
          </p>
        </td>
        <td width="92" valign="top" style="">
          <p align="center" style="">
            <b style=""><i style=""><span style="">61.57</span></i></b>
          </p>
        </td>
        <td width="92" valign="top" style="">
          <p align="center" style="">
            <b style=""><i style=""><span style="">42628</span></i></b>
          </p>
        </td>
        <td width="87" valign="top" style="">
          <p align="center" style="">
            <b style=""><i style=""><span style="">62.11</span></i></b>
          </p>
        </td>
      </tr>
      <tr style="">
        <td width="92" valign="top" style="">
          <p align="center" style="">
            <b style=""><i style=""><span style="">Union Européenne</span></i></b>
          </p>
        </td>
        <td width="92" valign="top" style="">
          <p align="center" style="">
            <b style=""><i style=""><span style="">494</span></i></b>
          </p>
        </td>
        <td width="92" valign="top" style="">
          <p align="center" style="">
            <b style=""><i style=""><span style="">7.37</span></i></b>
          </p>
        </td>
        <td width="92" valign="top" style="">
          <p align="center" style="">
            <b style=""><i style=""><span style="">9 610</span></i></b>
          </p>
        </td>
        <td width="87" valign="top" style="">
          <p align="center" style="">
            <b style=""><i style=""><span style="">14.0</span></i></b>
          </p>
        </td>
      </tr>
      <tr style="">
        <td width="92" valign="top" style="">
          <p style="">
            <i style=""><span style="">&nbsp;</span></i>
          </p>
        </td>
        <td width="92" valign="top" style="">
          <p align="center" style="">
            <i style=""><span style="">&nbsp;</span></i>
          </p>
        </td>
        <td width="92" valign="top" style="">
          <p align="center" style="">
            <i style=""><span style="">&nbsp;</span></i>
          </p>
        </td>
        <td width="92" valign="top" style="">
          <p align="center" style="">
            <i style=""><span style="">&nbsp;</span></i>
          </p>
        </td>
        <td width="87" valign="top" style="">
          <p align="center" style="">
            <i style=""><span style="">&nbsp;</span></i>
          </p>
        </td>
      </tr>
      <tr style="">
        <td width="92" valign="top" style="">
          <p style="">
            <i style=""><span style="">Allemagne</span></i>
          </p>
        </td>
        <td width="92" valign="top" style="">
          <p align="center" style="">
            <i style=""><span style="">82</span></i>
          </p>
        </td>
        <td width="92" valign="top" style="">
          <p align="center" style="">
            <i style=""><span style="">1.22</span></i>
          </p>
        </td>
        <td width="92" valign="top" style="">
          <p align="center" style="">
            <i style=""><span style="">3 042</span></i>
          </p>
        </td>
        <td width="87" valign="top" style="">
          <p align="center" style="">
            <i style=""><span style="">4.43</span></i>
          </p>
        </td>
      </tr>
      <tr style="">
        <td width="92" valign="top" style="">
          <p style="">
            Arabie Saoudite
          </p>
        </td>
        <td width="92" valign="top" style="">
          <p align="center" style="">
            25
          </p>
        </td>
        <td width="92" valign="top" style="">
          <p align="center" style="">
            0.37
          </p>
        </td>
        <td width="92" valign="top" style="">
          <p align="center" style="">
            453
          </p>
        </td>
        <td width="87" valign="top" style="">
          <p align="center" style="">
            0.66
          </p>
        </td>
      </tr>
      <tr style="">
        <td width="92" valign="top" style="">
          <p style="">
            Argentine
          </p>
        </td>
        <td width="92" valign="top" style="">
          <p align="center" style="">
            40
          </p>
        </td>
        <td width="92" valign="top" style="">
          <p align="center" style="">
            0.59
          </p>
        </td>
        <td width="92" valign="top" style="">
          <p align="center" style="">
            275
          </p>
        </td>
        <td width="87" valign="top" style="">
          <p align="center" style="">
            0.4
          </p>
        </td>
      </tr>
      <tr style="">
        <td width="92" valign="top" style="">
          <p style="">
            Australie
          </p>
        </td>
        <td width="92" valign="top" style="">
          <p align="center" style="">
            21
          </p>
        </td>
        <td width="92" valign="top" style="">
          <p align="center" style="">
            0.31
          </p>
        </td>
        <td width="92" valign="top" style="">
          <p align="center" style="">
            907
          </p>
        </td>
        <td width="87" valign="top" style="">
          <p align="center" style="">
            1.32
          </p>
        </td>
      </tr>
      <tr style="">
        <td width="92" valign="top" style="">
          <p style="">
            Brésil
          </p>
        </td>
        <td width="92" valign="top" style="">
          <p align="center" style="">
            194
          </p>
        </td>
        <td width="92" valign="top" style="">
          <p align="center" style="">
            2.89
          </p>
        </td>
        <td width="92" valign="top" style="">
          <p align="center" style="">
            1 476
          </p>
        </td>
        <td width="87" valign="top" style="">
          <p align="center" style="">
            2.15
          </p>
        </td>
      </tr>
      <tr style="">
        <td width="92" valign="top" style="">
          <p style="">
            <i style=""><span style="">Canada</span></i>
          </p>
        </td>
        <td width="92" valign="top" style="">
          <p align="center" style="">
            <i style=""><span style="">33</span></i>
          </p>
        </td>
        <td width="92" valign="top" style="">
          <p align="center" style="">
            <i style=""><span style="">0.49</span></i>
          </p>
        </td>
        <td width="92" valign="top" style="">
          <p align="center" style="">
            <i style=""><span style="">1 550</span></i>
          </p>
        </td>
        <td width="87" valign="top" style="">
          <p align="center" style="">
            <i style=""><span style="">2.25</span></i>
          </p>
        </td>
      </tr>
      <tr style="">
        <td width="92" valign="top" style="">
          <p style="">
            Chine
          </p>
        </td>
        <td width="92" valign="top" style="">
          <p align="center" style="">
            1&nbsp;328
          </p>
        </td>
        <td width="92" valign="top" style="">
          <p align="center" style="">
            19.81
          </p>
        </td>
        <td width="92" valign="top" style="">
          <p align="center" style="">
            3 342
          </p>
        </td>
        <td width="87" valign="top" style="">
          <p align="center" style="">
            4.87
          </p>
        </td>
      </tr>
      <tr style="">
        <td width="92" valign="top" style="">
          <p style="">
            Corée du Sud
          </p>
        </td>
        <td width="92" valign="top" style="">
          <p align="center" style="">
            49
          </p>
        </td>
        <td width="92" valign="top" style="">
          <p align="center" style="">
            0.73
          </p>
        </td>
        <td width="92" valign="top" style="">
          <p align="center" style="">
            1 097
          </p>
        </td>
        <td width="87" valign="top" style="">
          <p align="center" style="">
            1.59
          </p>
        </td>
      </tr>
      <tr style="">
        <td width="92" valign="top" style="">
          <p style="">
            <i style=""><span style="">Etats-Unis</span></i>
          </p>
        </td>
        <td width="92" valign="top" style="">
          <p align="center" style="">
            <i style=""><span style="">305</span></i>
          </p>
        </td>
        <td width="92" valign="top" style="">
          <p align="center" style="">
            <i style=""><span style="">4.55</span></i>
          </p>
        </td>
        <td width="92" valign="top" style="">
          <p align="center" style="">
            <i style=""><span style="">14 666</span></i>
          </p>
        </td>
        <td width="87" valign="top" style="">
          <p align="center" style="">
            <i style=""><span style="">21.37</span></i>
          </p>
        </td>
      </tr>
      <tr style="">
        <td width="92" valign="top" style="">
          <p style="">
            <i style=""><span style="">France</span></i>
          </p>
        </td>
        <td width="92" valign="top" style="">
          <p align="center" style="">
            <i style=""><span style="">62</span></i>
          </p>
        </td>
        <td width="92" valign="top" style="">
          <p align="center" style="">
            <i style=""><span style="">0.92</span></i>
          </p>
        </td>
        <td width="92" valign="top" style="">
          <p align="center" style="">
            <i style=""><span style="">2 428</span></i>
          </p>
        </td>
        <td width="87" valign="top" style="">
          <p align="center" style="">
            <i style=""><span style="">3.53</span></i>
          </p>
        </td>
      </tr>
      <tr style="">
        <td width="92" valign="top" style="">
          <p style="">
            Inde
          </p>
        </td>
        <td width="92" valign="top" style="">
          <p align="center" style="">
            1&nbsp;140
          </p>
        </td>
        <td width="92" valign="top" style="">
          <p align="center" style="">
            17.0
          </p>
        </td>
        <td width="92" valign="top" style="">
          <p align="center" style="">
            1 128
          </p>
        </td>
        <td width="87" valign="top" style="">
          <p align="center" style="">
            1.64
          </p>
        </td>
      </tr>
      <tr style="">
        <td width="92" valign="top" style="">
          <p style="">
            Indonésie
          </p>
        </td>
        <td width="92" valign="top" style="">
          <p align="center" style="">
            229
          </p>
        </td>
        <td width="92" valign="top" style="">
          <p align="center" style="">
            3.41
          </p>
        </td>
        <td width="92" valign="top" style="">
          <p align="center" style="">
            464
          </p>
        </td>
        <td width="87" valign="top" style="">
          <p align="center" style="">
            0.67
          </p>
        </td>
      </tr>
      <tr style="">
        <td width="92" valign="top" style="">
          <p style="">
            <i style=""><span style="">Italie</span></i>
          </p>
        </td>
        <td width="92" valign="top" style="">
          <p align="center" style="">
            <i style=""><span style="">59</span></i>
          </p>
        </td>
        <td width="92" valign="top" style="">
          <p align="center" style="">
            <i style=""><span style="">0.88</span></i>
          </p>
        </td>
        <td width="92" valign="top" style="">
          <p align="center" style="">
            <i style=""><span style="">1 969</span></i>
          </p>
        </td>
        <td width="87" valign="top" style="">
          <p align="center" style="">
            <i style=""><span style="">2.86</span></i>
          </p>
        </td>
      </tr>
      <tr style="">
        <td width="92" valign="top" style="">
          <p style="">
            <i style=""><span style="">Japon</span></i>
          </p>
        </td>
        <td width="92" valign="top" style="">
          <p align="center" style="">
            <i style=""><span style="">127.7</span></i>
          </p>
        </td>
        <td width="92" valign="top" style="">
          <p align="center" style="">
            <i style=""><span style="">1.90</span></i>
          </p>
        </td>
        <td width="92" valign="top" style="">
          <p align="center" style="">
            <i style=""><span style="">4 151</span></i>
          </p>
        </td>
        <td width="87" valign="top" style="">
          <p align="center" style="">
            <i style=""><span style="">6.04</span></i>
          </p>
        </td>
      </tr>
      <tr style="">
        <td width="92" valign="top" style="">
          <p style="">
            Mexique
          </p>
        </td>
        <td width="92" valign="top" style="">
          <p align="center" style="">
            107
          </p>
        </td>
        <td width="92" valign="top" style="">
          <p align="center" style="">
            1.59
          </p>
        </td>
        <td width="92" valign="top" style="">
          <p align="center" style="">
            996
          </p>
        </td>
        <td width="87" valign="top" style="">
          <p align="center" style="">
            1.45
          </p>
        </td>
      </tr>
      <tr style="">
        <td width="92" valign="top" style="">
          <p style="">
            <i style=""><span style="">Royaume-Uni</span></i>
          </p>
        </td>
        <td width="92" valign="top" style="">
          <p align="center" style="">
            <i style=""><span style="">61</span></i>
          </p>
        </td>
        <td width="92" valign="top" style="">
          <p align="center" style="">
            <i style=""><span style="">0.91</span></i>
          </p>
        </td>
        <td width="92" valign="top" style="">
          <p align="center" style="">
            <i style=""><span style="">2 588</span></i>
          </p>
        </td>
        <td width="87" valign="top" style="">
          <p align="center" style="">
            <span style="">3.77</span>
          </p>
        </td>
      </tr>
      <tr style="">
        <td width="92" valign="top" style="">
          <p style="">
            <i style=""><span style="">Russie</span></i>
          </p>
        </td>
        <td width="92" valign="top" style="">
          <p align="center" style="">
            <i style=""><span style="">141</span></i>
          </p>
        </td>
        <td width="92" valign="top" style="">
          <p align="center" style="">
            <i style=""><span style="">2.1</span></i>
          </p>
        </td>
        <td width="92" valign="top" style="">
          <p align="center" style="">
            <i style=""><span style="">1 300</span></i>
          </p>
        </td>
        <td width="87" valign="top" style="">
          <p align="center" style="">
            <i style=""><span style="">1.89</span></i>
          </p>
        </td>
      </tr>
      <tr style="">
        <td width="92" valign="top" style="">
          <p style="">
            Turquie
          </p>
        </td>
        <td width="92" valign="top" style="">
          <p align="center" style="">
            75
          </p>
        </td>
        <td width="92" valign="top" style="">
          <p align="center" style="">
            1.11
          </p>
        </td>
        <td width="92" valign="top" style="">
          <p align="center" style="">
            500
          </p>
        </td>
        <td width="87" valign="top" style="">
          <p align="center" style="">
            0.72
          </p>
        </td>
      </tr>
    </tbody>
  </table>
  <p style="">
    <br>
  </p>
  <p>
    <span mce_name="strong" mce_style="font-weight: bold;" style="font-weight: bold;" class="Apple-style-span"><u style="">Le sens du G20</u></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Comme l'illustrent les déclarations de la Chine ces derniers temps au sujet de ses avoirs en bonds du trésor américain, elle craint fortement perdre ces derniers. Or, les débiteurs ne peuvent se
    permettre de rembourser dans l'immédiat et tout particulièrement en période de crise économique.
  </p>
  <p>
    Ce G20 avait donc comme objectif d'engager des discussions afin de préserver les intérêts de chacun et de faire en sorte que le système ne prenne pas l'eau de toutes parts, ce qui aurait entraîné
    des réactions en chaîne telles que des dévaluations compétitives, des gels des avoirs, etc.
  </p>
  <p>
    Ce G20 recadre la position réelle des États-Unis et montre que ces derniers ne sont plus invincibles car soi-disant dotés d'une avance économique sans précédent. Les États-Unis viennent de
    réaliser qu'ils dépendaient de leurs débits de dettes à l'étranger. Le monde entier a pris conscience de son interdépendance, interdépendance qui fut développée de manière exponentielle durant
    les deux dernières décennies.
  </p>
  <p>
    Jusqu'en 1989 la Guerre froide voyait le monde s'articuler autour d'une bipolarité du monde. En 2009, après 20 ans de mondialisation, après 20 ans d'émergence économique de nouveaux États, nous
    sommes entrés dans un monde économique résolument multipolaire.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    On peut légitimement avoir deux espoirs concernant ce G20. Au sein du G7 ce sont les espérances des Etats-Unis et celles de l'Union Européenne qui comptent.
  </p>
  <p>
    Pour les Etats-Unis, l'image qu'a voulu donner Barack Obama, est celle d'un président américain qui se veut à l'écoute des autres pays. Une image qui va à l'encontre de celle laissée par Georges
    W. Bush, représentant d'une Amérique arrogante et écrasante. Obama a joué un rôle de fédérateur en privilégiant la concertation, l'écoute et les avis avec la tolérance et l'ouverture d'esprit
    qu'on lui connaît pour l'instant. L'objectif est de refonder le système économique mondial en initiant et en accompagnant le mouvement. Il s'agit pour les Etats-Unis de refonder le système, qui
    était basé sur le financement des dettes des pays dits «&nbsp;développés&nbsp;» via l'achat de bonds du trésor, afin que celui-ci ne leur échappe plus.
  </p>
  <p>
    C'est pour cette raison que Barack Obama a déclaré que les américains ne vivraient plus au-dessus de leurs moyens à cause d'un important endettement des ménages. En outre les efforts américains
    lors de ce G20 semblent avoir porté leurs fruits puisque ceux-ci défendaient une relance économique&nbsp;: cette dernière est annoncée à 1.100 milliards de dollars.
  </p>
  <p>
    L'UE nourrit elle aussi certaines espérances. Présente à travers quatre pays (Allemagne, Italie, France, Royaume-Uni) et les représentants des institutions européennes, l'Union Européenne a
    cherché à avancer une diplomatie commune, tout particulièrement à travers la France et l'Allemagne. Ces deux pays prônaient une réglementation des marchés financiers plutôt qu'une relance
    économique du système qui risquerait d'accroître les risques inflationnistes.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    En conclusion, ce G20 de 2009 n'est que la résultante de vingt années d'évolution économique internationale. En bref, le monde du XXI<span mce_name="sup" mce_style="vertical-align: super;" style=
    "vertical-align: super;" class="Apple-style-span">e</span> siècle n'a pas encore trouvé son centre d'équilibre.
  </p>
  <p>
    La globalisation économique que les Etats-Unis ont longuement défendue n'a pas eu pour seul effet de maintenir leur leadership, il a aussi partagé le pouvoir économique. Le pouvoir politique
    restant bien sûr à la disposition de la seule volonté étatique. Politiquement leaders mais économiquement dépendants, les Etats-Unis tiennent pour l'instant toujours les rênes, tout en concédant
    progressivement du terrain.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    En vingt ans la carte géopolitique du XXI<span mce_name="sup" mce_style="vertical-align: super;" style="vertical-align: super;" class="Apple-style-span">e</span> siècle a été profondément
    renouvelée. De nouveaux pôles d'influence, de nouvelles interdépendances et dépendances, vingt ans pour peut-être passer de deux superpuissances à vingt puissances moyennes...&nbsp;&nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p align="right">
    &nbsp;
  </p>
  <p align="right">
    Par Ludovic Van Egroo
  </p><br>]]></description>
        <pubDate>Tue, 07 Apr 2009 10:54:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.cercle-eris.com/article-29964211.html</guid>
                <category>Économie</category>        <comments>http://www.cercle-eris.com/article-29964211-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[La France et l'OTAN, seconde noce sous les critiques]]></title>
        <link>http://www.cercle-eris.com/article-29265374.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    Le Général de Gaulle quitte en 1966 le commandement intégré de l'OTAN, non sans essuyer un certain nombre de critiques. Son plan était de donner à la France une indépendance nécessaire au
    recouvrement de sa position influente au sein d'un ordre mondial bipolaire. Il s'agissait de se donner la chance de suivre sa propre voie afin de tisser les liens politiques et diplomatiques sans
    subir le carcan pesant de la logique de blocs.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Cette position a subi ses premiers réajustements avec la chute du mur de Berlin et l'effondrement de l'Empire soviétique. L'environnement stratégique de l'Alliance ayant subi une transformation
    fondamentale, celle ci voyait la pertinence de son existence remise en cause.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Durant les années 90, l'OTAN évolue et quitte son habit de garant de l'intégrité de l'Europe pour endosser le rôle d'un gendarme mobile. Les troupes américaines sur le vieux continent se font
    moins nombreuses et le nombre de vecteurs nucléaires établis aux portes du rideau de fer diminue.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Alors que les anciens satellites de Moscou frappent à la porte de l'Alliance, celle ci retrouve une raison d'être en s'engageant dans les missions de rétablissement et de maintient de la paix en
    ex Yougoslavie.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    La vive volonté des pays d'Europe de l'Est à intégrer l'alliance Atlantique s'explique par la volonté de s'assurer auprès de la seule hyper puissance, du caractère durable d'une indépendance
    fraichement acquise. Alors que l'Europe avait laissé les pays de l'Est basculé dans le giron soviétique, l'Amérique victorieuse et l'alliance qu'elle chapote sont alors les meilleurs garants de
    la sécurité recherché.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Avec la monté en puissance de l'Europe de la défense, une alternative concrète est ainsi&nbsp; apparue. Il n'en demeure pas moins que pour nombre de pays, la meilleure assurance vie reste encore
    le contrat OTANien.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    C'est en tenant notamment compte de cette réalité que le président Sarkozy a tenu à ce que se réalise la normalisation de la position française au sein de l'alliance atlantique.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    En effet, le pari est que pour rassurer les acteurs d'une Europe de la défense encore en bas âge, il était nécessaire de démontrer par un acte fort que les ambitions françaises n'étaient pas de
    court-circuiter l'OTAN. Pour ce faire, le président de la république a choisi de rejoindre pleinement et entièrement le commandement intégré de l'OTAN.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Ce choix se veut pragmatique. Alors que la France participe déjà à 32 comités sur 34, et qu'elle participe depuis 2004 à la force de réaction rapide, le retour «&nbsp;plein et entier&nbsp;» dans
    le commandement doit n'être qu'une formalité.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    A l'heure ou les États-Unis demandent de la part de leurs alliés un plus grand investissement, qu'en est t-il de la portée du choix français&nbsp;?
  </p>
  <div style="text-align: justify;">
    La France, depuis qu'elle est devenue une grande puissance relative, a su pallier son manque de poids économique et militaire par des positions diplomatiques originales et ambitieuses. Il semble
    que sa place à part au sein de l'OTAN y soit pour quelque chose.<br>
  </div>
  <div style="text-align: justify;">
    &nbsp;<br>
  </div>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="text-decoration: underline;">I. De vives critiques</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Comme la décision du général de Gaulle à son époque, ce choix n'a pas été sans engager de nombreux débats. A gauche tout d'abord, la décision du Président Sarkozy, prise à l'époque ou le
    président Obama n'était pas à la maison blanche, est vue comme une nouvelle manifestation de son atlantisme aussi affiché que regrettable.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    En agissant ainsi, Nicolas Sarkozy aurait bafoué l'héritage Gaullien et sacrifié la sacro-sainte position spécifique dont la France bénéficie depuis le retrait de 1966. Car si la règle de
    l'unanimité dans la prise de décisions est en théorie une garantie pour donner tout son poids a la voix de la France il est toujours difficile d'assumer seul les conséquences d'un refus.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Ségolène Royale dénonce quant à elle une menace pour la construction de l'Europe de la Défense, tout comme François Bayrou elle souligne le risque de perdre notre indépendance. Selon la candidate
    à l'élection présidentielle, la France bénéficie d'une voix originale lui confère un rayonnement mondial de premier ordre. Réintégrer l'OTAN reviendrait à abandonner ce rôle de passerelle, de
    pont entre les différentes puissances pour rejoindre ce qui s'apparente de plus en plus au bras armé de l'Occident.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Dominique de Villepin, qui a participé aux cotés de Jacques Chirac en 1996 à des négociations pour la réintégration, critique aujourd'hui la position de l'Élysée et met en garde contre la
    pression américaine qui peut s'avérer terrible... Comme le rappelle Jean Pierre Chevènement, le droit de dire non au sein de l'alliance est en réalité « un fusil à un coup&nbsp;», la capacité
    d'opposition de la France face à ses alliés souvent acquis aux vues américaines en est ainsi grandement limitée.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Pour d'autres, ce choix entraine un risque de fuite des cerveaux au bénéfice des comités de l'OTAN. En effet, pour de nombreux officiers français, les différends commandement constituent
    «&nbsp;<em>une opération extérieure sans le risque de mourir au combat&nbsp;</em>», c'est à dire des postes intéressants et très lucratifs.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    On le voit, sous de nombreux angles, la décision du chef de l'État peut paraître une erreur lourde de conséquences, surtout alors que les États-Unis ont déclaré attendre un plus grand
    investissement de la part de leurs alliés.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="text-decoration: underline;">II. Un choix judicieux</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Alors que l'administration Bush a réussi à faire haïr les États-Unis par la quasi totalité de la planète, il semble que l'arrivée du Président Obama à la maison blanche ait quelque peu inversé la
    tendance. Quoi qu'il en soit, l'espoir d'un changement a traversé les frontières.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Il n'est donc pas illogique d'émettre un signal visible dans la direction de cette nouvelle administration dont le désir de renouer des liens solides avec l'Europe s'est manifesté par la venue
    d'Hillary Clinton à Bruxelles.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    De plus, comme il l'a déjà été dit, pour certains pays d'Europe de l'Est, l'Europe de la défense ne peut se construire qu'à la condition de ne pas interférer avec le bon fonctionnement de l'OTAN.
    Sachant que les questions de défense sur le vieux continent ne soulèvent pas encore de consensus digne de ce nom, il est judicieux de rassurer nos partenaires européens quant aux intentions de la
    France. Le poids de la France peut ainsi en sortir renforcé notamment face au refus britannique d'installer un centre de commandement européen à Bruxelles.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    La réintégration permet ainsi de signifier à nos voisins, que l'Europe de la défense n'a pas vocation à être le relais de la puissance d'une France nostalgique d'une grandeur passée, souhaitant
    fondre ce qui lui reste d'influence dans un projet où elle aurait une place à part. La normalisation remet les pendules à l'heure et rappelle que la France ne peux revendiquer seule l'idée d'une
    Europe puissance.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    D'un point de vue plus technique, ce choix si controversé est une bonne nouvelle pour l'industrie d'armement française.&nbsp; Les équipements militaires de l'OTAN sont soumis à des normes
    communes afin de favoriser l'interopérabilité. Certains partenaires qui hésitaient à acheter français voient donc certaines craintes se dissiper. Cela s'ajoute à la décision du gouvernement de
    porter à 20 milliards les investissements dans les commandes d'équipement militaires pour l'année 2009. (Concernant la portée de cette mesure, consulter l'article de Ludovic Van Egroo, «<a href=
    "http://www.cercle-eris.org/article-29164163.html">&nbsp;Economie et politique, à qui la suprématie ?</a>».)
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Bien qu'il ne faille pas négliger le risque potentiel d'une diminution de portée de la voix de la France à travers le monde, la réintégration ouvre une nouvelle ère. Sans abandonner la position
    originale et indépendante qui fait la force de la diplomatie française, il convient aujourd'hui de développer une influence au cœur de l'Alliance. En intégrant le commandement de l'OTAN, le
    nombre de français au sein de l'organisation doit passer de 100 à 800. La vision française et sa pensée stratégique s'en trouveront diffusées de l'intérieur. Ceci est d'autant plus encourageant
    lorsque l'on sait que le commandement allié trans-formation, chargé de l'élaboration de la doctrine stratégique de l'Alliance, sera surement donné à un français.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    On le voit, la réussite de la réintégration passe avant tout par un investissement réel au sein de l'Alliance afin que la voix française trouve un écho auprès de ses alliés les plus proches. Le
    rayonnement de la France ne dépend pas de son degré d'intégration dans une alliance qui se veut de plus ne plus souple, mais bien&nbsp; dans sa capacité&nbsp; à tirer parti d'un multilatéralisme
    positif, une émulation stratégique basée sur la coopération.
  </p>
  <div style="text-align: justify;">
    &nbsp;&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;
    &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; Par Nicolas Saint Bris.<br>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Fri, 20 Mar 2009 17:46:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.cercle-eris.com/article-29265374.html</guid>
                <category>OTAN</category>        <comments>http://www.cercle-eris.com/article-29265374-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
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